Repas : l’étonnante influence de votre collègue

Dernière mise à jour: juin 2021
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news Lorsque nous avons à choisir la composition d’un repas, nous ne laissons pas uniquement parler nos envies. On constate en effet une influence mutuelle entre les convives, et ceci est notamment le cas sur le lieu de travail.

Notre comportement et nos choix à table sont influencés par des facteurs que nous ne soupçonnons pas. Ainsi, il a été démontré qu’un homme manifeste une tendance à manger davantage en présence d’une femme, ce qui répond au souci instinctif de lui renvoyer une image positive, de bonne santé, et ceci même en l’absence d’arrière-pensées.

3 millions d'interactions

Sachant que l’alimentation malsaine est un paramètre important du surpoids et de l’obésité (ainsi que de maladies associées), il est utile d’étudier l’influence sociale sur les choix alimentaires. C’est le contexte dans lequel a procédé cette équipe américaine du Massachusetts General Hospital (Boston).

Centre de l’attention : les cafétérias du méga complexe hospitalier et de ses centres satellites. Les milliers de membres du personnel (tous services et toutes fonctions confondus) disposent d’une carte d’identification pour se restaurer, ce qui permet de savoir précisément ce qu’ils ont mangé et à quel moment. Grâce à un logiciel spécifique, il a été possible d’analyser quelque 3 millions d’interactions entre employés sur une période d’un an.

La stratégie des « noyaux de collègues »

Observation majeure : qu’il s’agisse d’aliments sains ou malsains, les choix alimentaires sont plus souvent similaires que différents entre collègues qui mangent habituellement ensemble. Et cette influence n’est pas que ponctuelle. Il s’avère en effet que lorsqu’un employé mange seul, le type d’aliment est souvent proche de celui choisi en commun avec un collègue lors du repas précédent.

Les chercheurs écartent la piste de l’homophilie, c’est-à-dire la tendance à se regrouper entre semblables, ici en termes de préférences alimentaires. Après avoir examiné les profils des employés, ils penchent clairement pour la théorie de l’influence sociale. Avec quelles implications ? Ainsi que l’explique le coordinateur de ces recherches, les interventions destinées à promouvoir des comportements alimentaires santé sur le lieu de travail devraient sans doute être repensées en termes de stratégies ni individuelles, ni globales, mais reposant sur des « noyaux de collègues ».

Voir aussi l'article : Poids : quel est le rythme idéal des repas ?

Source: Nature Human Behavior (www.nature.com/nathumbehav)
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