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Iridocyclite : symptômes et risques de complications
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L’iridocyclite est une inflammation de l’iris (la partie colorée de l’œil) et du corps ciliaire. Cette affection oculaire peut provoquer une rougeur de l’œil, une douleur, une vision floue et une sensibilité à la lumière, des symptômes qui peuvent être confondus avec ceux d’autres problèmes oculaires. Sans traitement rapide, l’iridocyclite peut entraîner des complications susceptibles d’altérer la vision, comme un glaucome ou une cataracte.
Qu’est-ce que l’iridocyclite ?
L’iridocyclite est une inflammation de l’iris et du corps ciliaire, deux structures situées dans la partie antérieure de l’œil. Elle correspond à une forme d’uvéite antérieure, l’uvéite étant une inflammation de l’uvée (iris, corps ciliaire et choroïde).
Le corps ciliaire joue un rôle important dans la vision : il participe à la mise au point du cristallin et produit l’humeur aqueuse, un liquide qui nourrit l’œil.
L’iridocyclite peut apparaître soudainement et provoquer une douleur oculaire et une rougeur (iridocyclite aiguë ). Dans la plupart des cas, la maladie guérit bien avec un traitement rapide, mais un retard de prise en charge peut entraîner des complications oculaires pouvant altérer la vision.
L'iridocyclite chronique, quant à elle, évolue généralement sur plusieurs semaines ou mois. Elle peut également se manifester par des épisodes de rémission ou d'aggravation.
Voir aussi l'article : Uvéite (inflammation de l'oeil) : causes, types et traitements
Comment attrape-t-on une iridocyclite ?
© Getty Images
Dans 30 à 50 % des cas, aucune cause précise n’est identifiée. Cependant, l’iridocyclite peut être liée à plusieurs facteurs. Elle peut parfois résulter d'une blessure (iridocyclite traumatique) ou d'infections ou d'autres facteurs (iridocyclite non traumatique).
Traumatisme oculaire
L'iridocyclite traumatique peut survenir après tout type de blessure de l’œil, par exemple :
- un choc
- une brûlure chimique
- un corps étranger dans l’œil
Infections
Certaines infections peuvent déclencher une inflammation de l’œil, notamment :
- la syphilis
- la tuberculose
- la maladie de Lyme
- les infections virales (herpès simplex ou zona)
- la toxoplasmose
Maladies inflammatoires ou auto-immunes
L’iridocyclite peut aussi être associée à certaines maladies systémiques, comme :
- spondylarthrite ankylosante
- arthrite juvénile idiopathique
- maladie de Behçet
- sarcoïdose
- maladies inflammatoires de l’intestin (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique)
- lupus érythémateux systémique.
Dans certains cas, un bilan médical est nécessaire pour rechercher une cause sous-jacente.
Voir aussi l'article : Zona ophtalmique : un danger pour les yeux
Quels sont les symptômes de l’iridocyclite ?
Les symptômes apparaissent souvent rapidement et concernent généralement un seul œil.
Les signes les plus fréquents sont :
- rougeur de l’œil
- douleur oculaire
- vision floue ou baisse de la vision
- sensibilité à la lumière (photophobie)
- pupille de forme irrégulière (non circulaires)
- Pupilles plus petites que la normale ou en tête d'épingle
- larmoiement
- parfois maux de tête
Les symptômes de l'iridocyclite sont similaires à ceux d'autres problèmes oculaires, tels que la conjonctivite, l'abrasion cornéenne ou la présence d'un corps étranger dans l'œil. Un examen chez l’ophtalmologiste permet de confirmer le diagnostic. Celui-ci utilise généralement une lampe à fente pour observer les signes d’inflammation dans la chambre antérieure de l’œil.
Voir aussi l'article : Les différents types d'inflammations oculaires et leurs symptômes
Quelles complications peut provoquer l’iridocyclite ?
Sans traitement rapide, l’iridocyclite peut entraîner différentes complications oculaires susceptibles d’altérer la vision. L’une des plus fréquentes est la formation de synéchies, c’est-à-dire des adhérences entre l’iris et le cristallin. Ces adhérences peuvent perturber la circulation de l’humeur aqueuse dans l’œil et favoriser une augmentation de la pression intraoculaire.
Dans certains cas, l’inflammation peut également provoquer :
- un glaucome secondaire (augmentation de la pression dans l’œil),
- une cataracte liée à l’inflammation ou à l’utilisation prolongée de corticoïdes,
- un œdème maculaire, qui correspond à un gonflement de la rétine responsable d’une baisse de la vision,
- un strabisme,
- un décollement de la rétine,
- plus rarement, une atteinte permanente de la vision.
Ces complications sont toutefois peu fréquentes lorsque la maladie est diagnostiquée et traitée rapidement. C’est pourquoi toute douleur oculaire accompagnée de rougeur ou de sensibilité à la lumière doit conduire à consulter rapidement un ophtalmologiste.
Voir aussi l'article : Quelles sont les causes du strabisme chez l’adulte ?
Quel est le traitement de l’iridocyclite ?
La plupart des cas d'iridocyclite guérissent en quelques semaines après le début du traitement. Le traitement vise à :
- réduire l’inflammation
- soulager la douleur
- prévenir les complications pouvant affecter la vision.
Collyres anti-inflammatoires
Le traitement repose généralement sur des gouttes ophtalmiques à base de corticoïdes (par exemple prednisolone ou dexaméthasone) afin de réduire l’inflammation.
Dans les services d’ophtalmologie, ces collyres peuvent être administrés plusieurs fois par jour au début du traitement.
Collyres dilatateurs de la pupille
Des collyres mydriatiques ou cycloplégiques (comme le cyclopentolate ou l’atropine) sont souvent prescrits en complément pour paralyser temporairement les muscles du corps ciliaire.
Ils permettent de :
- soulager la douleur
- éviter la formation d’adhérences entre l’iris et le cristallin (synéchies).
Traitement de la cause
Si une maladie ou une infection est à l’origine de l’iridocyclite, un traitement spécifique peut être nécessaire :
- antibiotiques
- antiviraux
- médicaments immunosuppresseurs dans certaines maladies inflammatoires.
Dans les formes sévères ou récidivantes, des corticoïdes par voie orale ou des injections autour de l’œil peuvent parfois être nécessaires.
Voir aussi l'article : Gouttes pour les yeux : peut-on utiliser un collyre périmé ?
Suivi médical de l’iridocyclite
Un suivi régulier chez l’ophtalmologiste est indispensable, surtout au début du traitement.
- Le médecin contrôle notamment :
- l’évolution de l’inflammation
- la pression intraoculaire
- l’apparition éventuelle de complications (glaucome, cataracte, synéchies).
- Un traitement précoce permet généralement d’éviter les complications et de préserver la vision.
https://my.clevelandclinic.org
https://www.msdmanuals.com
https://www.cochranelibrary.com
https://www.sciencedirect.com















