La maladie de Parkinson

Dernière mise à jour: août 2015 | 12193 visites
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La maladie de Parkinson

dossier Au sein de la population des 55 ans et plus, on dénombre 1,4% de personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson. Entre 85 et 95 ans, la proportion atteint les 4%. Après la maladie d’Alzheimer, il s'agit de la pathologie neurodégénérative la plus fréquente.

La maladie est globalement sous-diagnostiquée, en tout cas à un stade précoce. Au début, les patients ne manifestent que des signes relativement mineurs, comme un léger tremblement de la main ou une certaine lenteur dans les déplacements et les mouvements. Ces plaintes initiales sont trop souvent mises sur le compte des effets du vieillissement. Ce n’est que plus tard, quand les symptômes ont gagné en ampleur, que le diagnostic de Parkinson est posé.

De quoi s'agit-il ?

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La maladie affecte le système nerveux central et se manifeste par des troubles moteurs d'évolution progressive. Elle est caractérisée par la production insuffisante de neurotransmetteurs, en particulier la dopamine. Ses causes ne sont mal connues. Cette affection touche autant les hommes que les femmes.

Des facteurs héréditaires peuvent jouer un rôle dans l'apparition et le développement de la maladie, et dans le processus de démence qui lui est lié.

La maladie de Parkinson est trois fois moins fréquente chez les fumeurs par rapport aux non-fumeurs. Ce bénéfice serait lié à la capacité de la nicotine à stimuler la production de dopamine ou à protéger les cellules qui en fabriquent.

Les symptômes

Les symptômes les plus fréquents sont :

Des tremblements de la main, du bras ou de la jambe…, d’abord d’un côté puis des deux, et ceci au repos.

La raideur musculaire, avec des difficultés à entamer un mouvement.

La lenteur du déplacement et du mouvement.

• Un visage inexpressif et une posture voûtée.

A terme, le patient rencontre de sérieuses difficultés pour effectuer les gestes quotidiens banals, comme s’habiller, écrire ou mettre ses chaussures.

Des problèmes d'élocution et de déglutition, une transpiration excessive, un ralentissement du transit intestinal ou encore de l'écoulement de bave surviennent fréquemment, tout comme la dépression et les troubles de la concentration.

Dans la plupart des cas, les symptômes les plus caractéristiques apparaissent pour la première fois entre 50 et 65 ans. La maladie est dite progressive et s'aggrave au fil du temps. Il faut cependant savoir qu'une longue période de stabilité peut être observée et que les troubles évoluent différemment selon les patients.

Le traitement

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Il n’existe aucun moyen de prévention de la maladie, alors qu'elle ne peut pas être définitivement guérie. Cependant, des recours existent pour ralentir autant que possible la progression et l'aggravation des symptômes.

Plusieurs médicaments coexistent. Ils doivent être pris selon un schéma très précis, sachant qu'ils peuvent s'accompagner d'effets secondaires notables (sensation de malaise, nausées, confusion, accès de panique, insomnie, troubles de la mémoire, mouvements excessifs...).

Au stade initial de la maladie, on démarre avec un traitement à base de lévodopa, un agoniste de la dopamine (cabergoline, pergolide, ropinirol, pramipexol et bromocriptine).

La lévodopa est transformée par le cerveau en dopamine, précisément la substance qui fait le plus défaut chez les Parkinsoniens. Les agonistes de la dopamine sont très efficaces sur les symptômes moteurs.

La selegiline et l'entacapon sont également proposés.

Les anti-cholinergiques sont quant à eux particulièrement indiqués contre les tremblements. Ces inhibiteurs veillent à ce que la dopamine soit en équilibre avec l’acétylcholine, deux substances nécessaires pour que les mouvements se fassent de façon aisée.

En cas d'apparition d'une dyskinésie en raison de l'administration de lévodopa, on peut songer à prescrire de l’amantadine (un médicament antigrippal) ou de l’apomorphine.

Et hors médicaments ?


La Deep Brain Stimulation consiste en la diffusion d'impulsions électriques dans les régions du cerveau impliquées dans les tremblements, afin de les limiter. Cette technique est avant tout utilisée chez les patients les plus jeunes.

Quant à la physiothérapie, elle intervient dans la gestion des problèmes de déglutition, d’insomnie et de motricité.

Voir aussi : www.parkinsonasbl.be


publié le : 05/12/2013 , mis à jour le 08/08/2015
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