Ayahuasca : les mystères du breuvage chamane

Dernière mise à jour: décembre 2020
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news L’ayahuasca (ou yagé) est un breuvage traditionnel utilisé par les chamanes d’Amérique du Sud à des fins rituelles (hallucinations) et thérapeutiques. On découvre qu’il stimulerait la formation de nouveaux neurones.

Cette boisson aux effets hallucinogènes puissants est préparée à partir de deux plantes : des feuilles de Psychotria viridis (ou une espèce apparentée) et de l’écorce de la liane Banisteriopsis caapi. C’est l’interaction entre ces deux végétaux qui est à la base de l’action psychotrope de l’ayahuasca.

Une approche révolutionnaire

De nombreux travaux ont été consacrés à cet hallucinogène, et c’est le cas de cette équipe espagnole (Universidad Complutense de Madrid) qui mène des études sur le sujet depuis plusieurs années. Tout tourne autour d’un principe actif : la diméthyltryptamine (DMT) contenue dans la plante Psychotria viridis et qui déclenche l’effet hallucinogène.

En conduisant des expériences d’abord en éprouvette (in vitro) puis sur des rongeurs (in vivo), les chercheurs ont mis en évidence un phénomène très étonnant : cette substance (un alcaloïde) présente la propriété surprenante de stimuler la croissance de nouveaux neurones dans l’hippocampe, une région du cerveau qui joue un rôle central dans la mémoire et la navigation spatiale. D’ailleurs, les souris auxquelles la DMT a été injectée obtiennent de bien meilleures performances aux tests de mémoire. Et parallèlement, les spécialistes ont réussi à neutraliser les propriétés hallucinogènes de la DMT.

Les auteurs poursuivent : « Nos résultats démontrent que le traitement par la DMT régule la prolifération de cellules souches neurales et favorise la production de nouveaux neurones dans l’hippocampe, ce qui améliore les capacités de mémoire ». Les perspectives sont saisissantes face notamment aux maladies neurodégénératives (comme Alzheimer) : s’il était possible d’activer la formation de nouveaux neurones dans les zones cérébrales affectées, l’approche serait révolutionnaire.

Source: Translational Psychiatry (www.nature.com/tp)
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