Pré-diabète : de quoi s'agit-il et comment réagir ?

Dernière mise à jour: décembre 2018 | 818 visites
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conseil Le pré-diabète est l'étape qui précède le diabète. Le taux de glucose (sucre) dans le sang est supérieur à la normale, mais pas encore suffisamment élevé pour pouvoir parler de diabète de type 2 (DT2). Comment réagir par soi-même pour limiter les risques d'évolution défavorable ?

Dans le pré-diabète, la glycémie à jeun est comprise entre 100 et 125 mg/dl, alors que dans le diabète, elle est supérieure à 125 mg/dl. Pendant cette phase, le corps réagit moins bien à l'insuline et il a plus de difficulté à équilibrer la glycémie. C'est pourquoi on parle aussi de tolérance au glucose perturbée.

Quels sont les dangers du pré-diabète ?

• Si le pré-diabète n'est pas traité, il peut évoluer vers un diabète. Chaque année, 5 à 10% des pré-diabétiques deviennent diabétiques, et chez environ une personne sur 2, le pré-diabète conduit au diabète de type 2 en dix ans.

• En cas de pré-diabète, le risque de maladie cardiovasculaire est accru (x 1,5).

• Le pré-diabète augmente indirectement le risque de cancer, principalement du système digestif et du sein.

Les personnes à risque

On estime que près de 8% de la population belge (soit environ 600.000 personnes) sont actuellement diabétiques et environ 6,5% (près de 490.000) seraient pré-diabétique. Ces pourcentages devraient augmenter de près de 10% d’ici 2025 pour le diabète et de 7,5% pour le pré-diabète.

Certaines personnes courent un risque accru de (pré)diabète. Quels sont les facteurs de risque les plus importants ?

• obésité, en particulier abdominale
• âge : le risque augmente à partir de 40 - 45 ans.
• prédisposition génétique : il existe un risque accru de diabète lorsqu'un parent au premier degré ou au deuxième degré en souffre
• hypertension artérielle
• alimentation malsaine (trop de graisse et de sucre et trop peu de fruits et de légumes)
• trop peu d'activité physique
• tabac (risque augmenté de 50%)
• consommation excessive d'alcool
• antécédent de diabète gestationnel

Comment le pré-diabète est-il diagnostiqué ?

Le pré-diabète ne se traduit pas aucun symptôme spécifique. Seule une analyse de sang permet de poser un diagnostic fiable (prise de sang à jeun). Ce test est recommandé :

• aux personnes de plus de 45 ans en surpoids
• aux personnes en surpoids âgées de moins de 45 ans qui présentent d'autres facteurs de risque de diabète, tels de l'hypertension artérielle, du diabète dans la famille, un excès de cholestérol...

Que pouvez-vous faire ?

En intervenant pour adapter son mode de vie, le pré-diabète peut être stoppé, voire inversé, dans environ la moitié des cas.

Le poids. En cas de surpoids, une perte de 5% réduit de 30% le risque d'évolution vers le diabète. Le risque de maladie cardiovasculaire baisse également.

L'alimentation. Il est important de consommer suffisamment de fibres, de légumes et de fruits, de limiter les apports en graisses (surtout saturées), ainsi qu'en sucres rapides.

L'exercice physique. Une demi-heure d'activité physique par jour réduit de 30% le risque de diabète. La « dose » minimale recommandée est d'au moins 30 minutes par jour, au moins 5 jours par semaine, à une intensité au moins modérée (respiration un peu plus rapide et un peu plus profonde). Tout compte : prendre les escaliers, faire ses courses à pied, descendre du bus ou du métro un arrêt avant la destination finale, garer sa voiture à bonne distance d'un lieu de rendez-vous, se lever toutes les heures de sa chaise pour faire quelques pas...

Le tabac. Un fumeur court 50% de risque en plus de développer un diabète de type 2.

Les médicaments. Les ajustements du mode de vie suffisent souvent à faire baisser la glycémie. Toutefois, si cela ne fonctionne pas, le médecin peut décider de prescrire un médicament. C'est le cas aussi en présence d'autres facteurs de risque cardiovasculaire.


publié le : 07/12/2018 , mis à jour le 06/12/2018
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