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Se toucher les uns les autres pour se sentir mieux
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Dans une situation d’exclusion sociale, d’isolement, de solitude, le fait d’être touché contribue à réduire les sentiments négatifs : un geste simple et d’une grande efficacité.
Le toucher a déjà été identifié comme permettant de soulager la douleur : ainsi, tenir doucement la main d’une personne en souffrance physique contribue à l’apaiser. Mais qu’en est-il de la souffrance mentale et sociale liée à l’exclusion, à l’ostracisme, à l’isolement ?
Une équipe britannique (University College London) a réuni des volontaires pour participer à une expérience classique - la Cyberball Task - induisant un fort sentiment de rejet. A la fin, lorsque le ressenti d’exclusion était le plus intense, certains participants ont été abandonnés à leur sort, d’autres ont reçu une lente caresse sur l’avant-bras avec une petite brosse douce, et d’autres encore une caresse rapide.
Le résultat montre de manière très claire que le toucher lent, « affectif », atténue le sentiment d’exclusion et les sensations désagréables, ce qui est beaucoup moins le cas du toucher rapide, et pas du tout de la non-intervention. Les chercheurs estiment que cet effet renvoie à un mécanisme neurophysiologique spécifique reliant la peau et le cerveau. Comme pour la douleur physique, tenir la main d’une personne qui se sent exclue, isolée, seule, contribue à son soulagement, même si c’est de manière momentanée.
Voir aussi l'article : Se tenir la main : un réel effet antidouleur















