Infarctus : ces symptômes doivent vous pousser à appeler le 112

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Une douleur ou une oppression dans la poitrine, un essoufflement inhabituel, des sueurs froides, des nausées ou une fatigue brutale : un infarctus ne se manifeste pas toujours par la douleur thoracique spectaculaire que l'on imagine. Chez certaines personnes, notamment les femmes, les signes de la crise cardiaque peuvent être aussi beaucoup plus discrets.

En cas de suspicion, n'attendez pas que les symptômes passent : en Belgique, appelez le 112. Chaque minute compte.

Points-clés : appeler le 112 en cas d'infarctus

  • Le symptôme le plus fréquent de l’infarctus est une douleur, une gêne ou une oppression au centre de la poitrine, souvent décrite comme un serrement ou une sensation d'étau.

  • La douleur peut irradier vers un ou les deux bras, le dos, le cou, la mâchoire ou le haut du ventre.

  • D'autres signes peuvent apparaître : essoufflement, sueurs froides, nausées, malaise, pâleur ou fatigue inhabituelle.

  • Chez certaines personnes, notamment les femmes, l'infarctus peut se manifester par des symptômes moins typiques, sans douleur thoracique importante.

  • Au moindre doute, appelez le 112. Ne conduisez pas vous-même jusqu'à l'hôpital.

Quels sont les symptômes d'un infarctus ?

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© Getty Images - Une douleur ou une pression dans la poitrine est le symptôme le plus fréquent de l'infarctus.

Un infarctus survient lorsqu'une artère qui alimente le cœur se bouche, généralement à la suite de la formation d'un caillot sur une plaque d'athérome. Une partie du muscle cardiaque n'est alors plus suffisamment irriguée.

Les symptômes peuvent apparaître brutalement, mais aussi s'installer progressivement. Ils varient d'une personne à l'autre.

Une douleur ou une pression dans la poitrine

C'est le symptôme le plus fréquent. La personne peut ressentir :

  • une pression ou un serrement au milieu de la poitrine,
  • une sensation d'étau ou de poids sur le thorax,
  • une douleur sourde ou oppressante,
  • parfois une sensation de brûlure.

La gêne peut durer plusieurs minutes. Elle peut également disparaître puis revenir.

Il n'est pas nécessaire que la douleur soit extrêmement intense. Une gêne inhabituelle, persistante ou répétée doit déjà être prise au sérieux, surtout lorsqu'elle s'accompagne d'autres symptômes.

Voir aussi l'article : Douleur thoracique : 14 causes possibles et symptômes d'alerte

Une douleur qui se propage ailleurs

La douleur ou la gêne peut s'étendre au-delà de la poitrine, notamment vers :

  • un bras ou les deux bras,
  • l'épaule,
  • le dos, notamment entre les omoplates,
  • le cou,
  • la mâchoire,
  • le haut du ventre.

Contrairement à une idée reçue, l'infarctus ne provoque pas nécessairement une douleur dans le bras gauche. Le bras droit peut également être concerné, ou les deux bras.

Essoufflement, sueurs, nausées...

D'autres symptômes peuvent accompagner la douleur thoracique ou parfois apparaître au premier plan :

  • essoufflement, y compris au repos,
  • sueurs froides,
  • nausées ou vomissements,
  • pâleur,
  • vertiges ou sensation de malaise,
  • faiblesse ou fatigue inhabituelle,
  • palpitations,
  • anxiété ou sensation de danger imminent.

Pris isolément, ces symptômes ont de nombreuses causes et ne signifient pas nécessairement qu'un infarctus est en cours. Mais lorsqu'ils apparaissent brutalement, particulièrement s'ils sont associés à une douleur ou une gêne dans la poitrine, il faut agir sans attendre.

Voir aussi l'article : Essoufflement : les causes possibles

Peut-on faire un infarctus sans avoir mal à la poitrine ?

Oui. La douleur ou la gêne thoracique reste le symptôme le plus fréquent, mais un infarctus peut parfois provoquer des symptômes discrets ou inhabituels, voire peu de symptômes.

Une personne peut notamment ressentir principalement :

  • un essoufflement inhabituel,
  • une fatigue brutale ou importante,
  • des nausées ou des vomissements,
  • une douleur dans le dos, le cou, la mâchoire ou un bras,
  • un malaise ou des vertiges.

Ces manifestations sont particulièrement importantes à connaître chez les femmes, chez qui les symptômes associés peuvent être davantage mis au premier plan. Cela ne signifie toutefois pas que les femmes ne ressentent pas de douleur thoracique : celle-ci reste le symptôme le plus courant chez les femmes comme chez les hommes.

L'absence de douleur thoracique importante ne suffit donc pas à écarter un infarctus.

Infarctus chez la femme : des signes parfois plus discrets

Les femmes peuvent présenter les mêmes symptômes que les hommes, mais certains signes associés sont plus fréquents : essoufflement, nausées, fatigue inhabituelle ou douleurs dans le dos, les épaules ou la mâchoire.

Le problème est que ces symptômes peuvent facilement être attribués à autre chose : stress, fatigue, problème digestif, manque de sommeil...

Il ne faut donc pas attendre l'apparition d'une douleur thoracique « typique » pour réagir.

Une association inhabituelle de symptômes, surtout lorsqu'ils apparaissent brutalement, justifie un avis médical urgent.

Voir aussi l'article : 8 symptômes possibles d’infarctus féminin

Que faire si vous pensez à un infarctus ?

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N'attendez pas de voir si la douleur disparaît. N'attendez pas non plus que d'autres symptômes apparaissent.

1. Appelez le 112

En Belgique, composez immédiatement le 112 si vous pensez qu'une personne fait un infarctus.

Lorsque vous appelez, expliquez clairement que vous suspectez un problème cardiaque ou un infarctus. Le régulateur vous posera plusieurs questions et vous indiquera les gestes à effectuer en attendant l'arrivée des secours. 

N'ayez pas peur d'appeler « pour rien » : mieux vaut une fausse alerte qu'un appel trop tardif.

2. Ne conduisez pas vous-même jusqu'à l'hôpital

Il est préférable d'appeler une ambulance plutôt que de prendre le volant.

L'équipe médicale peut commencer la prise en charge avant l'arrivée à l'hôpital et intervenir immédiatement si l'état de la personne s'aggrave pendant le transport.

Si vous êtes seul et que vous pensez faire un infarctus, appelez le 112 plutôt que de vous rendre vous-même aux urgences.

3. Installez-vous au calme et attendez les secours

Dans l'attente de l'ambulance :

  • asseyez-vous ou allongez-vous dans une position confortable,
  • évitez tout effort,
  • desserrez les vêtements qui vous gênent,
  • gardez votre téléphone à portée de main,
  • si possible, déverrouillez la porte afin de faciliter l'accès des secours.

Ne restez pas seul si quelqu'un peut vous rejoindre rapidement et sans retarder l'appel au 112.

4. Ne prenez pas d'aspirine de votre propre initiative.

C'était autrefois un conseil courant, mais les recommandations actuelles de l'American Heart Association déconseillent de s'auto-médiquer : une douleur thoracique peut avoir d'autres causes (ulcère, dissection aortique...) pour lesquelles l'aspirine serait dangereuse. C'est à l'opérateur des secours, qui connaît vos antécédents et évalue la situation, de vous dire s'il faut en prendre et à quelle dose.

Que faire si la personne perd connaissance ?

Si la personne ne répond plus et ne respire pas normalement, il peut s'agir d'un arrêt cardiaque. Appelez immédiatement le 112 ou demandez à quelqu'un de le faire.

Commencez ensuite les compressions thoraciques en suivant les instructions données par le régulateur au téléphone. Si un défibrillateur automatisé externe (DAE) est disponible à proximité, demandez à quelqu'un d’aller le chercher et utilisez-le en suivant les instructions du régulateur.

Un massage cardiaque commencé rapidement et l'utilisation d'un défibrillateur peuvent sauver une vie.

Et si la douleur disparaît ?

Une amélioration des symptômes ne signifie pas nécessairement que le danger est écarté.

Une gêne thoracique qui apparaît à l'effort, disparaît au repos puis revient peut notamment correspondre à un angor (angine de poitrine), qui peut être le signe d'une maladie des artères coronaires et d'un risque cardiovasculaire important.

De même, une douleur thoracique qui disparaît spontanément après quelques minutes ne doit pas être automatiquement attribuée au stress, à une indigestion ou à une douleur musculaire.

En cas de doute sur une douleur thoracique inhabituelle, surtout si elle est associée à un essoufflement, un malaise, des sueurs, des nausées ou une douleur irradiant vers le bras, le dos ou la mâchoire, demandez immédiatement un avis médical. Si les symptômes font penser à un infarctus, appelez le 112.

Voir aussi l'article : Douleurs thoraciques : angine de poitrine ou infarctus du myocarde ?

Des symptômes précurseurs avant l’infarctus ?

Plusieurs études ont mis en avant des signes précurseurs à la survenue d’un infarctus, dans les semaines, voire le mois qui précède la crise cardiaque. 

Aussi bien chez les hommes que chez les femmes : fatigue inhabituelle, essoufflement, troubles du sommeil, douleurs dans le bras, la mâchoire ou le dos, anxiété et troubles digestifs figurent parmi les symptômes avant-coureurs les plus souvent rapportés dans les semaines qui précèdent un infarctus ou un autre accident cardiaque aigu.

Une fatigue inexpliquée qui persiste ou un essoufflement qui apparaît pour des efforts que vous faisiez sans problème auparavant, méritent une consultation médicale.

Voir aussi l'article : Quels sont les signes avant-coureurs d’une crise cardiaque ?

Voir aussi l'article : Quelles douleurs peuvent signaler un problème grave ?

Sources : 
https://liguecardioliga.be
https://presse.inserm.fr
https://www.medicalnewstoday.com
https://www.heart.org
https://www.msdmanuals.com

auteur : Olivia Regout - journaliste santé

Dernière mise à jour: septembre 2026

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