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Les dangers cachés des boissons énergisantes

Dernière mise à jour: novembre 2012 | 5151 visites
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news Une étude américaine insiste sur le fait que la consommation de boissons énergisantes, particulièrement appréciées par les jeunes, présente des risques dont la nature et l’intensité sont encore largement méconnues.

Caféine, taurine, vitamines, extraits de plantes, sucres, édulcorants… : les boissons énergisantes recèlent une quantité singulière d’ingrédients actifs, « dont la teneur est sous-estimée et échappe à tout contrôle », peut-on lire dans un article publié dans la revue spécialisée « Pediatrics ».

Or, une étude américaine a montré que 30 à 40% des enfants et des adolescents sont des consommateurs réguliers de ce type de boissons. Comme l’observe le Dr Rodi Courie (JIM), « ceci est associé, dans cette population, à des effets secondaires sérieux, tels que des convulsions, du diabète, des anomalies cardiaques, ou encore des troubles de l’humeur, du sommeil et du comportement. Il a aussi été noté des interactions délétères avec l’alcool et avec certains médicaments ».

Après avoir compulsé la littérature médicale, les signataires du dossier publié par « Pediatrics » concluent que les boissons énergisantes n’ont aucun effet thérapeutique bénéfique notable ; que la teneur en beaucoup de leurs ingrédients, comme indiqué ci-dessus, est sous-estimée et échappe souvent à tout contrôle ; et qu’enfin, les effets pharmacologiques – connus ou inconnus – des ingrédients, ainsi que les nombreux rapports de toxicité publiés, suggèrent que ces boissons peuvent menacer sérieusement la santé des jeunes.
Le Dr Rodi Courie poursuit : « Les auteurs invitent les professionnels de la santé à prendre conscience de ce problème croissant ; et à informer et éduquer les familles et les institutions scolaires, en les incitant à la prudence. La surveillance toxicologique de ces produits doit être renforcée, afin de mieux définir les doses dangereuses des ingrédients, ainsi que les effets d’une consommation chronique ». Ceci permettra de « pouvoir édicter, en connaissance de cause, les recommandations qui s’imposent ».


publié le : 07/10/2011 , mis à jour le 13/11/2012
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