Syndrome du cœur brisé : à prendre très sérieux

Dernière mise à jour: juillet 2018 | 5785 visites
rood-gebr-hart-170_400_01.jpg

news Des experts internationaux font le point sur le syndrome du cœur brisé (syndrome de Takotsubo). Message principal : il ne faut en aucun cas le banaliser.

Ces spécialistes, réunis par la Société européenne de cardiologie, ont publié un document de consensus sur base des connaissances les plus récentes sur le sujet. Quels sont les points clés ?

• Cette forme de cardiomyopathie peut apparaître après un stress physique ou psychologique intense, et elle affecte en particulier (mais pas seulement !) les femmes âgées de plus de 50 ans. Elle se traduit par des signes évocateurs d’un infarctus. Les examens révèlent un ventricule gauche déformé, le plus souvent avec un ballonnement qui lui donne une forme d’amphore.

• Le syndrome expose à un risque réel de complications (maladie cardiovasculaire secondaire) et de récidive. Les experts insistent sur le fait que le taux de mortalité pendant la phase aiguë est du même ordre que celui associé à une coronopathie aiguë.

• La prise en charge de la phase aiguë implique une surveillance électrocardiographique (ECG) rapprochée.

• Après un épisode aigu de syndrome de Takotsubo, un traitement au long cours doit être mis en place afin de prévenir la récidive, avec des médicaments comme les IEC (inhibiteurs de l’enzyme de conversion) ou les ARA II (antagonistes de récepteurs de l’angiotensine - ou sartans).

• De nombreuses questions demeurent sur les mécanismes (stress, hormones, génétique…) par lesquels se développe ce syndrome, les raisons de la grande variété des présentations cliniques, les traitements en phase aiguë et au long cours… Les experts insistent sur la nécessité d’études internationales pour mieux comprendre cette cardiomyopathie.

Voir aussi l'article : Syndrome du coeur brisé : causes, symptômes et traitements

Source: European Society of Cardiology (www.escardio.org)
publié le : 29/07/2018
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci