Pas de miracle : trop d’alcool = gueule de bois garantie

Dernière mise à jour: décembre 2015 | 4583 visites
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news Rien à faire : si on consomme trop d’alcool, la gueule de bois est assurée. Manger beaucoup ou avaler de grandes quantités d’eau n’y change pas grand-chose.

Evidemment, tout est question de dose et de tolérance individuelle. Ce qu’explique cette équipe néerlandaise (université d’Utrecht), c’est que l’affirmation selon laquelle certains ne souffrent jamais de gueule de bois ne serait qu’un mythe. Fatigue, nausées, mal au crâne… : quand on avale trop d’alcool, on ne peut pas y échapper. Ces désagréments vont se manifester à des degrés divers, mais d’une manière ou d’une autre, ils seront bien présents.

Les chercheurs ont démontré cela en calculant la consommation de boissons alcoolisées, à l’occasion de soirées festives, d’environ un millier d’étudiants, auxquels ils ont demandé d’évaluer l’intensité de la gueule de bois le lendemain. En recoupant ces données, la conclusion est sans appel : ceux qui prétendent ne rien ressentir, ou pas grand-chose, après une nuit arrosée sont tout bonnement ceux qui… boivent relativement peu d’alcool. En fait, ils fixent assez bas la barre d’une consommation excessive, et/ou sont plus sensibles aux effets enivrants de l’alcool, ce qui les conduit à lever le pied, avec finalement peu de conséquences le jour suivant.

Bien sûr, il faut tenir compte des habitudes de consommation et de la capacité de résistance : au réveil, certains ne se sentiront pas bien du tout parce qu’ils ont bu trois ou quatre verres la veille, alors que d’autres se lèveront frais comme des gardons après en avoir avalé sept ou huit. Quant à la bouteille d’eau plate avant de se mettre au lit, ou manger un petit quelque chose, l’effet est peu probant. L’eau peut aider contre la bouche sèche, mais elle ne permettra pas d’éviter la gueule de bois. En fait, les deux choses à retenir, c’est d’abord que la seule solution pour limiter les risques consiste à boire en quantités modérées, et ensuite qu’en cas d’abus, il ne reste plus qu’à gérer les conséquences le lendemain.

Source: European College of Neuropsychopharmacology (www.ecnp.eu)
publié le : 18/12/2015 , mis à jour le 17/12/2015
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