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Médicaments : s'inspirer des animaux pour soigner l'homme

Dernière mise à jour: juin 2013 | 4086 visites
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news L’observation du comportement des animaux en matière d’automédication est une source inépuisable d’enseignements.

« Lorsque j’observe un animal fouiller dans la nature, je me pose la question de savoir s’il fait ses emplettes à l’épicerie ou à la pharmacie », explique Mark Hunter, chercheur à l’université du Michigan. On sait depuis bien longtemps que les chimpanzés, les babouins ou les chenilles recherchent des herbes médicinales pour se soigner, poursuit le Dr Béatrice Vuaille (Le Quotidien du Médecin). Mais la liste des animaux pharmaciens s’allonge de jour en jour, tout comme celle des médicaments qu’ils utilisent. Et les implications ne sont pas négligeables, loin s’en faut, pour l’être humain.

En fait, ajoute Mark Hunter, « les plantes demeurent la source la plus prometteuse de produits pharmaceutiques du futur. L’étude des comportements animaux peut conduire à des découvertes de nouveaux traitements pour l’homme ». Ainsi, on peut apprendre beaucoup de la manière dont les fourmis charpentières s’arment contre leurs parasites, en incorporant dans leur nid une résine antimicrobienne puisée dans des conifères. Ou de ces papillons monarques qui pondent leurs œufs sur une plante antiparasitaire (le laiteron), afin de protéger leur descendance. Ou encore de ces moineaux et ces pinsons qui renforcent leur nid de mégots de cigarette pour réduire l’infestation par les mites et les acariens (par l’action de la nicotine). Ou des drosophiles qui sélectionnent leur alimentation en se projetant sur l’impact des maladies à la génération suivante.

Un champ de recherches inépuisable et extraordinairement prometteur.

Source: Science (www.sciencemag.org)
publié le : 02/06/2013 , mis à jour le 01/06/2013
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