Mauvais (LDL) cholestérol : trop élevé avant 65 ans = hausse du risque de démence

Dernière mise à jour: septembre 2021
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news Des taux trop élevés de « mauvais » (LDL) cholestérol sont associés à une augmentation du risque de démence, surtout lorsque le problème a été mis en évidence avant l’âge de 65 ans.

Le lien entre la santé vasculaire et le risque de démence est de plus en plus étudié : on soupçonne une association, mais elle n’est pas très claire. Dans ce contexte, le rôle du cholestérol sanguin reste à déterminer. On sait que le « mauvais » (LDL) cholestérol est un élément majeur du processus d’athérosclérose, c’est-à-dire la formation de plaques dans les artères, qui sont ainsi progressivement bouchées. Par cette voie ou par une autre, contribue-t-il aussi au risque de démence ?

Plus ou moins de 65 ans

Une équipe anglaise (London School of Hygiene & Tropical Medicine) a analysé des données concernant 1,9 million d’adultes britanniques, âgés de 40 ans ou plus. Des analyses de sang ont permis de déterminer leurs taux de lipides sanguins : cholestérol total, LDL-cholestérol, « bon » (HDL) cholestérol et triglycérides. Le suivi s’est étalé sur près de trente ans, ou jusqu’au diagnostic de démence (vasculaire ou non vasculaire, dont la maladie d’Alzheimer), ou jusqu’au décès. L’analyse a distingué les personnes âgées de plus ou de moins de 65 ans, et elle a été ajustée pour l’âge, le sexe, la statut socio-économique, le tabagisme, la consommation d’alcool, l’indice de masse corporelle (IMC), les comorbidités et les traitements médicaux (médicaments).

Résultat : un taux trop élevé de LDL-cholestérol mesuré avant l’âge de 65 ans est associé à une hausse modérée du risque de démence au moins dix ans plus tard. Si l’excès de LDL-cholestérol est diagnostiqué au-delà de 65 ans, l’augmentation du risque est beaucoup plus faible. Ce lien est aussi observé, mais de manière bien moins nette, avec le cholestérol total, et il semble inexistant avec le HDL-cholestérol et les triglycérides.

Les chercheurs en déduisent que le LDL-cholestérol devrait être intégré dans la liste des facteurs de risque modifiables de démence, et que sa maîtrise constitue un outil de prévention. Activité physique, alimentation, médicaments : l’amélioration de la situation repose sur ces trois piliers.

Voir aussi l'article : Cholestérol : attention, il n’y a pas que le « bon » et le « mauvais »

Source: The Lancet Healthy Longevity (www.thelancet.com/journals/)
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