Marcher en couple : vous aussi, vous ralentissez l’allure ?

Dernière mise à jour: mai 2021
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news Lorsqu’on y met un peu de rythme, la marche en couple est une excellente activité physique, d’autant que les partenaires se motivent mutuellement. Mais attention à ne pas trop ralentir.

Tout ce qui incite à bouger au quotidien est bon à prendre, et la marche, quelle qu’en soit l’intention (promenade, courses, sport…), s’inscrit dans ce contexte. Au sein d’un couple, il a été démontré que lorsqu’un des partenaires se lançait dans une activité physique de loisirs, cela pouvait motiver l’autre à en faire de même. En combinant ces deux éléments, on en déduit que la marche en couple peut constituer une activité très bénéfique pour la forme et la santé. Pour obtenir les meilleurs effets, un pas soutenu (intensité moyenne à élevée) est recommandé.

Une réduction instinctive de la vitesse

Dans ce contexte, une équipe américaine (université Purdue) s’est demandé si on marchait à la même vitesse en étant seul ou à deux. Elle a réuni des couples dont les partenaires étaient âgés de 25 à 79 ans. Ils ont été invités à marcher seuls, côte à côte, puis en se tenant la main, et ceci dans deux configurations : sur un terrain plat et sur un parcours un peu plus accidenté.

Premier élément : quand ils marchent ensemble, les partenaires réduisent systématiquement l’allure par rapport à la marche individuelle, et ils diminuent encore plus la vitesse en se tenant la main. Ceci est observé quel que soit l’âge, la durée de la relation ou le degré général d’activité physique. Deux : la vitesse est encore davantage ralentie sur le parcours accidenté, et dans des proportions plus marquées chez les femmes et au fur et à mesure que l’âge avance.

Les auteurs commentent : « Alors que la marche avec son partenaire est susceptible d’augmenter le degré d’activité physique en raison du support mutuel, la réduction instinctive de la vitesse risque de limiter les bénéfices santé de cette activité ». Etant donné que le ralentissement relève souvent d’une sorte de « comportement réflexe », il serait utile que les partenaires prêtent davantage attention à leur rythme, sans qu’il soit pour autant nécessaire de forcer. L’important, répétons-le, c’est de bouger, et si cela peut se faire à une intensité un peu plus élevée, tant mieux.

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