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Cœur et oméga-3 : quelle quantité de poisson faut-il manger ?

Dernière mise à jour: avril 2021 | 2111 visites
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news Les poissons qualifiés de gras sont particulièrement riches en oméga-3, un acide gras bénéfique pour plusieurs fonctions de l’organisme, dont le système cardiovasculaire. Ces bienfaits sont confirmés et la quantité à consommer est précisée.

Le terme de poissons gras recouvre une série d’espèces comme le thon, la sardine, le saumon, le maquereau, l’anchois ou la truite. La haute teneur de leur chair (et de leurs huiles) en oméga-3 s’explique par leur alimentation très riche en micro-algues, les seuls végétaux capables de synthétiser les oméga-3 EPA et DHA et à la base de toute la chaîne alimentaire des océans.

Avec ou sans maladie cardiovasculaire

Les bienfaits des oméga-3 pour le système cardiovasculaire sont étudiés depuis de nombreuses années, avec des résultats probants. Dans ce contexte, la consommation de poisson gras est évidemment prise en compte, tout comme celle des sources végétales d’oméga-3 (pensons aux noix et aux huiles de lin et de colza).

Concernant le poisson, une équipe canadienne (université McMaster) a croisé les résultats de quatre grandes études internationales regroupant au total quelque 200.000 participants (autant d’hommes que de femmes, d'un âge moyen de 51 ans). L’intention consistait à déterminer la « dose idéale » de poisson gras par semaine pour un effet bénéfique pour le cœur. Le suivi a concerné des patients présentant une maladie cardiovasculaire (ou à haut risque d’en souffrir) ou des personnes sans antécédents de ce type.

Deux portions par semaine

L’analyse des données, concernant donc une population très large et très diversifiée, indique que la consommation optimale de poisson gras devrait s’établir autour de 175 g par semaine, soit l’équivalent de deux portions. Et il s’avère que ce sont surtout les patients à risque cardiovasculaire élevé qui tirent le plus grand bénéfice des oméga-3 fournit par ces aliments, en termes de prévention de l’accident cardiaque majeur (dont l’infarctus du myocarde) et de la mortalité associée. En l’absence de haut risque cardiovasculaire, l’effet préventif est plus modeste.

Sur un plan nutritionnel, les poissons maigres sont intéressants pour bien des raisons, mais pas pour leurs apports - minimes - en oméga-3. Les recommandations suggèrent de manger au moins deux portions de poisson par semaine, que l’on peut répartir a minima par une portion de poisson gras et une portion de poisson maigre. Pour compléter les apports en oméga-3, les sources végétales (dont les huiles) ont tout leur intérêt.

Voir aussi l'article : Oui aux oméga-3, mais qu’en est-il des oméga-6 ?

Source: JAMA Internal Medicine (https://jamanetwork.com/jou)
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