Comment le café aide à récupérer après une mauvaise nuit

Dernière mise à jour: mars 2021 | 3951 visites
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news En cas de durée de sommeil insuffisante, une série de facultés sont altérées durant la journée qui suit. La consommation de café permet de contrecarrer ces effets négatifs.

Boire une tasse de café pour bien démarrer la journée : le comportement est assez classique. La caféine aiderait à se réveiller, à se remettre d’aplomb et à stimuler les facultés. De fait, il s'agit d'un psychostimulant qui peut influencer l'humeur, le degré d'éveil et les performances intellectuelles. Mais comment ceci peut-il être démontré ? Une équipe suisse (université de Zurich) a réalisé une expérience très intéressante dans ces conditions.

Pendant deux périodes de cinq jours, des volontaires ont été contraints à des nuits très courtes, limitées à cinq heures de sommeil. Les lendemains, à tour de rôle, ils ont soit consommé du café (200 mg de caféine - deux tasses - au petit déjeuner et 100 mg après le repas de midi), soit du décaféiné. Chaque jour, des tests cognitifs ont été réalisés à quatre reprises : vigilance, attention, tâches psychomotrices et visuo-spatiales, concentration…

Les effet négatifs sont atténués

Premier point : la sensation de somnolence (évaluation subjective) augmente chez tous les participants au fur et à mesure que les nuits courtes se succèdent. Deux : les performances aux tests sont sensiblement meilleures en cas de consommation de café avec caféine. Trois : ces résultats s’équilibrent après la dernière nuit, dite de récupération (durée de sommeil normale), avec ou sans apport de caféine.

Les auteurs expliquent : « Ces données confirment que dans la « vraie vie », la consommation de café peut efficacement atténuer les effets négatifs de la restriction de sommeil, en termes d’attention et de vigilance ». Il est intéressant d’ajouter que les participants avaient des profils diversifiés en ce qui concerne l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle (IMC) et l’humeur. Mais aussi qu’ils présentaient tous ce qu’on appelle une sensibilité génétique normale à la caféine (ce qui correspond à la grande majorité de la population), c’est-à-dire ni une hypersensibilité (forte réponse à des doses faibles), ni une hyposensibilité (quasiment aucun effet quelle que soit la dose de caféine).

Voir aussi l'article : Bienfaits du café pour la santé : que sait-on au juste ?

Source: Progress in Neuro-Psychopharmacology & Biological Psychiatry (www.journals.elsevier.com/p)
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