Entre 40 et 60 ans : comment l’exercice physique protège votre cerveau

Dernière mise à jour: février 2021
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news La pratique d’une activité physique régulière en milieu de vie exerce un effet protecteur contre les dommages au cerveau associés au vieillissement.

On sait que l’exercice physique dit de loisirs, pratiqué à une intensité modérée à vigoureuse, présente des bénéfices importants pour la santé cardiovasculaire et métabolique. On se doute moins qu’il en va ainsi aussi de la bonne santé du cerveau, et donc de nos facultés cognitives (mémoire, apprentissage, raisonnement…) qui ont tendance à décliner à partir d’un certain âge ; le vieillissement étant un facteur de risque majeur de démence.

En fait, la santé cardiovasculaire et cérébrale sont intimement liées : le cerveau est alimenté en sang, qui fournit l’oxygène et les nutriments (dont le glucose), et si ce transport est compromis par des vaisseaux sanguins en mauvais état, le cerveau en pâtit. Ce lien est une nouvelle fois démontré par une équipe américaine (université Columbia), sur base de données concernant quelque 1600 personnes (autant d’hommes que de femmes), âgées à l’entame de 40 à 60 ans et suivies pendant une période de 25 ans.

Il n'est jamais trop tard pour s'y mettre

Au début, les participants ont rempli un questionnaire concernant leur degré habituel d’activité physique, ce qui a permis de les classer en quatre groupes : aucune, faible, modérée, élevée. Cette évaluation a été répétée à intervalles périodiques. A trois moments (début, milieu et fin du suivi), l’imagerie médicale (IRM cérébrale) a permis d'observer une série de caractéristiques du cerveau, comme les lésions cérébrovasculaires, l’intégrité de la substance blanche (les « connexions » cérébrales) ou encore la densité de matière grise (les neurones).

Résultat : plus l’intensité physique est élevée en milieu de vie, plus la personne est protégée contre les dégâts cérébrovasculaires au cours du vieillissement. Ceci est surtout constaté pour deux paramètres : la substance blanche et les lésions vasculaires. Il est important de noter que ceux qui ne pratiquaient aucun exercice physique au départ mais qui ont progressé sur ce plan enregistrent eux aussi un réel bénéfice. Autrement dit, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. Par exemple : 150 minutes par semaine de marche rapide (5 x 30 minutes), c’est déjà bien.

☞ Et pour compléter les mesures importantes pour la santé cérébrale : ne pas fumer, une bonne alimentation, une consommation très raisonnable de boissons alcoolisées, et un suivi de ses paramètres santé : pression artérielle, glycémie, cholestérol

Voir aussi l'article : Exercice physique : le cerveau en redemande

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