La solitude, un vrai facteur de risque cardiaque

Dernière mise à jour: mars 2015 | 6237 visites
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news L’isolement, le manque de relations sociales, nuisent au bon fonctionnement du cœur, avec alors un risque plus élevé de maladie cardiaque.

De nombreuses études se sont intéressées aux conséquences de l’isolement sur la santé physique et mentale. Celle-ci, réalisée par des psychologues de l’université Concordia (Montréal), a porté sur un changement radical d'environnement : l’installation d’étudiants étrangers au Québec, avec le déracinement brutal que cela suppose et les difficultés d’intégration associées.

Pendant cinq mois, les chercheurs ont mesuré périodiquement les changements dans la variabilité cardiaque de haute fréquence. Ce paramètre constitue un bon indicateur du fonctionnement du système nerveux parasympathique, une division du système nerveux qui contrôle, en partie, les activités involontaires des organes, des glandes et des vaisseaux sanguins. Les personnes qui présentent une plus faible variabilité de la fréquence cardiaque (fluctuation battement par battement) s’exposent à un risque accru de détérioration de leur état de santé, notamment cardiaque. Une diminution de cette variabilité est donc un mauvais signe.

L'importance de se tourner vers les autres


Et ce qu’a constaté l’équipe canadienne, c’est que les participants qui avaient réussi à se faire assez rapidement des amis et à constituer un réseau social affichaient une variabilité de la fréquence cardiaque plus élevée, alors que ceux qui étaient socialement isolés accusaient une régression sur ce plan. Comme l’explique l’un des spécialistes, « ceci démontre que l’isolement peut avoir un effet néfaste sur la santé physique, en l’occurrence en entravant le fonctionnement du système nerveux parasympathique. Cela ne vaut pas que pour les étudiants étrangers, mais également pour quiconque s’établit dans un nouveau pays ou une nouvelle ville, et finalement aussi pour tous ceux qui se retrouvent dans une situation d’isolement social ».

Famille, amis, connaissances, groupes de loisirs… : même si ce n'est pas toujours évident, il est – très – important de se tourner vers les autres.

Source: Annals of Behavioral Medicine (http://link.springer.com/jo)
publié le : 13/03/2015 , mis à jour le 12/03/2015
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