Les autres sont comme une drogue

Dernière mise à jour: janvier 2014
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news Au fil de l’évolution, les relations sociales sont devenues un besoin humain fondamental, au même titre que l’eau, la nourriture ou un abri. Notre époque renforce encore cette addiction.

« Les mammifères sont socialement plus connectés que les reptiles, les primates plus que les autres mammifères et les humains plus que les primates. Le lien social est devenu essentiel à notre survie. L’évolution a induit que la meilleure manière de nous rendre plus efficaces consiste à nous rendre plus sociaux ».

C’est ce qu’écrit le Pr Matthew Lieberman, un neuroscientifique de l’université de Californie (Los Angeles), où il enseigne la psychologie, la psychiatrie et les sciences comportementales. Dans son dernier livre (1), il explique combien la relation sociale est indispensable à notre santé physique et psychologique, combien nos mécanismes cérébraux font de nous des êtres profondément sociaux, au point que les expériences de rejet, d’exclusion, d’isolement, créent un profond état de manque et peuvent provoquer de véritables et intenses douleurs.

A l'école et au travail


Le spécialiste a passé au crible plusieurs centaines d’études réalisées sur cette thématique, tout en conduisant lui-même de nombreuses expériences destinées à observer les réactions du cerveau (par imagerie médicale). Il explique notamment que les réseaux sociaux – et ceci permet de comprendre leur immense succès – répondent clairement à ce besoin, en nourrissant notre appétit de connexions avec les autres, tout en nous permettant d’observer les interactions sociales au sein du groupe (les émissions de télé-réalité s’inscrivent aussi dans ce contexte).

Au-delà du constat, il considère que ce mode de fonctionnement devrait trouver des implications dans de nombreux secteurs. Il évoque ainsi l’enseignement, qui pourrait mieux exploiter le potentiel social du cerveau. En histoire par exemple, la chronologie des événements devrait céder (en partie…) la place à une meilleure compréhension des motivations des personnages. Et au sein de l’entreprise, « l’optimalisation du lien social activerait le système de récompense du cerveau de manière aussi efficace qu’une incitation financière ».

(1) Social : Why Our Brains Are Wired to Connect

Source: UCLA (www.ucla.edu) via Santé Log
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