Risque de démence : télévision ou ordinateur, c'est quoi le mieux pour le cerveau ?

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Ce que vous faites durant le temps passé assis compte dans le risque de développer une démence. C’est le résultat d’une nouvelle étude de grande ampleur qui s’est penchée sur le lien entre activités sédentaires et cerveau.

On savait déjà que la sédentarité était mauvaise pour la santé. Passer du temps devant un écran augmente le risque de maladies cardiovasculaires, de cancer... Des chercheurs de l'Université de l'Arizona et de l'Université de Californie du Sud ont exploré le lien entre activités sédentaires et risque de développer une démence, et ont découvert que la nature de cette activité avait un impact sur le vieillissement du cerveau, indépendamment de l’activité physique par ailleurs.

Les chercheurs ont suivi plus de 146.000 personnes de plus de 60 ans sur une période de près de 12 ans, au moyen de données auto-déclarées de la UK Biobank, une base de données biomédicale à grande échelle de plus de 500 000 participants à travers le Royaume-Uni. Au départ, aucune personne n’avait reçu de diagnostic de démence mais au terme de l’étude, 3507 participants ont reçu un diagnostic de démence.

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Lecture, mots croisés ou ordinateur, plutôt que télé

Les scientifiques ont pu constater que, contrairement à ce qui passe pour d’autres maladies, c’est ce que l’on fait pendant que l’on reste assis qui compte : "Ce n'est pas le temps passé assis, en soi, mais le type d'activité sédentaire effectuée pendant les loisirs qui a un impact sur le risque de démence", a déclaré l'auteur principal de l'étude, David Raichlen. En effet, les scientifiques ont constaté un risque accru de développer une démence lors d’activités sédentaires passives, comme regarder la télévision, tandis qu’un loisir sédentaire actif, comme lire ou utiliser l’ordinateur, était associé à un risque réduit de démence.

Voir aussi l'article : Maladie d’Alzheimer : votre manière de dessiner peut révéler des troubles cognitifs

L’activité physique ne suffit pas

L’activité physique quant à elle, ne semble pas avoir d’impact (ou trop peu) sur la diminution du risque de démence. Les participants très actifs physiquement ont montré des résultats similaires à ceux moins actifs. "Notre étude montre que l'activité physique n'atténue pas complètement le risque de démence dû à une trop grande position assise de la même manière qu'elle le fait pour d'autres maladies, mais ce que nous faisons pendant que nous sommes assis compte", a encore expliqué Raichlen. Si marcher, courir ou nager sont ultra-bénéfiques pour la santé, si vous souhaitez limiter le risque de développer la maladie d’Alzheimer (ou une autre démence), stimulez votre cerveau.

Voir aussi l'article : Risque de démence : combien d’heures dormez-vous ?

Sources : 
www.pnas.org
news.arizona.edu

auteur : Amélie Micoud - journaliste santé

Dernière mise à jour: août 2022
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