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Hernie discale : causes, symptômes, traitements

Dernière mise à jour: mai 2021 | 43840 visites
Dans cet article
Hernie discale : causes, symptômes, traitements

dossier Une hernie discale est une saillie du disque intervertébral en dehors de ses limites normales. Cette protubérance peut appuyer sur un nerf ou sur la moelle épinière. Causes, symptômes, traitements : que faut-il savoir ?

Les hernies peuvent toucher toutes les parties de la colonne vertébrale . Les plus courantes sont les hernies qui surviennent dans le bas du dos et qui affectent les vertèbres lombaires.

Que se passe-t-il ?

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La colonne vertébrale est composée de 24 vertèbres qui s’emboîtent les unes dans les autres. Au centre, on trouve la moelle épinière et les nerfs qui véhiculent des commandes du cerveau vers les muscles.

Entre les vertèbres, les disques intervertébraux flexibles agissent comme des amortisseurs. Plats et arrondis, d'une épaisseur d’environ 6 mm, ils sont composés de deux parties : l'annulus fibrosus (anneau fibreux), le pourtour dur et flexible du disque, et le nucleus pulposus (noyau pulpeux), la partie centrale molle. Lorsque l’anneau fibreux est usé par l'âge ou fragilisé après un traumatisme ou un excès de sollicitations (port de charges, mouvements répétitifs...), le noyau pulpeux exerce une pression qui peut aboutir à la rupture partielle de l'anneau. Le noyau peut alors faire saillie : c'est la hernie.

Cette hernie peut provoquer une inflammation ou une compression des racines nerveuses, avec des douleurs localisées ou à distance (sciatique), un engourdissement, des picotements ou des fourmillements à la jambe (et jusqu'au pied) pour la hernie lombaire ou au bras (jusqu'à la main) pour la hernie cervicale.

Lorsque la hernie affecte les dernières racines rachidiennes des vertèbres lombaires L2 à L5 et les racines sacrées, un syndrome de la queue de cheval peut survenir. Il nécessite une prise en charge urgente en raison de ses conséquences potentiellement sévères (incontinence urinaire et fécale, impuissance, troubles de l'éjaculation...). L'urgence s'impose également en cas de signes de paralysie d'un membre (en particulier lors de la compression de la moelle épinière).

Symptômes et diagnostic

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Les symptômes d'une hernie discale dépendent de sa localisation. Ainsi, la hernie peut être asymptomatique (on ne ressent rien), responsable d'un mal de dos (lombalgie ou cervicalgie) d'intensité variable ou de douleurs dans la zone de peau innervée par un nerf comprimé ou dans un membre. On peut aussi observer des troubles sensitifs comme un engourdissement ou des picotements, (paresthésie, dysesthésie) ou une faiblesse musculaire. Le plus souvent, un seul nerf est atteint. Cependant, lorsque la hernie est de taille importante, plusieurs nerfs peuvent être touchés.

L'examen de référence pour établir la présence d'une hernie discale est l'imagerie médicale, singulièrement une IRM qui permet de visualiser la hernie, le canal vertébral, les nerfs et les tissus environnants. Le scanner peut être utile comme première étape pour vérifier une suspicion de hernie. La radiographie classique n'a qu'un intérêt très relatif.

L'électromyographie permet d'étudier la conduction nerveuse. Elle peut orienter vers un dysfonctionnement d'un nerf et déterminer la localisation de cette anomalie. Son utilité est limitée.

Le traitement

Toutes les hernies discales ne doivent certainement pas être opérées, bien au contraire. Dans la plupart des cas, seul un traitement médical est mis en oeuvre.

Les médicaments. A savoir les antidouleurs et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ains), avec parfois un corticoïde.

Les infiltrations. L'infiltration d'un corticoïde à action anti-inflammatoire dans la zone du nerf touché peut avoir un intérêt à court ou moyen terme, mais tout dépend du degré de compression du nerf.

L'approche fonctionnelle. Elle renvoie essentiellement à la kinésithérapie (physiothérapie). Les facteurs à prendre en compte sont la douleur et le retentissement des symptômes, pouvant aller d'un simple inconfort à une impotence majeure. L'exercice physique est une des modalités possibles de traitement.

L'intervention chirurgicale. Plusieurs techniques existent. En principe, l'opération n'intervient qu'en tout dernier recours, sauf s'il y a urgence en raison de signes de paralysie ou du syndrome de la queue de cheval. L'objectif de l'intervention consiste à lever la compression nerveuse, et ainsi à soulager la douleur et à restaurer le fonctionnement.

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