Sciatique : douleur irradiante du bas du dos à la jambe
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La sciatique est une douleur liée à l’irritation ou à la compression du nerf sciatique. Elle débute le plus souvent dans le bas du dos et peut descendre dans la fesse, la cuisse, la jambe et parfois jusqu’au pied. Dans la grande majorité des cas, la sciatique est bénigne et s’améliore en quelques semaines avec un traitement conservateur. Une chirurgie n’est envisagée que dans des situations particulières.
Symptômes de la sciatique
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- Douleur vive, brûlante ou lancinante dans le bas du dos, la fesse et/ou la jambe,
- Douleur irradiant souvent d’un seul côté du corps,
- Douleur aggravée en position assise, lors de la toux ou des efforts,
- Sensations de fourmillements, engourdissements ou picotements dans la jambe,
- Faiblesse musculaire (difficulté à lever le pied ou à marcher sur la pointe des pieds ou les talons),
- Douleur pouvant descendre jusqu’au pied ou aux orteils selon la racine nerveuse touchée.
Causes de la sciatique
- Sténose du canal rachidien : il s’agit d’un rétrécissement du canal lombaire (dans le bas du dos)
- Hernie discale lombaire : un fragment de disque intervertébral sort de son enveloppe en bas du dos et comprime une racine nerveuse
- Discopathie dégénérative : usure des disques intervertébraux
- Spondylolisthésis : affection caractérisée par le glissement d’une vertèbre sur l’autre, en avant ou en arrière
- Arthrose vertébrale et formations osseuses (ostéophytes)
Certains facteurs augmentent le risque ou favorisent les douleurs :
- Vieillissement
- Travaux physiques lourds ou gestes répétitifs mal adaptés
- Manque d’activité physique
- Surpoids
- Tabagisme
- Diabète (association observée avec certaines neuropathies et troubles de la récupération)
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Traitement de la sciatique
1. Traitement de première intention (le plus souvent suffisant)
Les recommandations actuelles insistent sur le fait que la majorité des sciatiques guérissent spontanément en quelques semaines. Il est conseillé de :
- Rester actif autant que possible (éviter le repos strict prolongé)
- Prendre des antidouleurs simples : paracétamol ou anti-inflammatoires non stéroïdiens (si pas de contre-indication)
- Appliquer du chaud ou du froid selon ce qui vous soulage le plus
- Mobilisation douce et étirements adaptés
2. Si la douleur persiste
Un médecin peut proposer :
- de la kinésithérapie : exercices de mobilisation, renforcement et conseils posturaux
- des médicaments ciblés dans certains cas (ex. douleurs neuropathiques) : certains anti-épileptiques ou antidépresseurs peuvent être utilisés, mais leur efficacité est variable et ils ne sont pas systématiquement prescrits
- des infiltrations de corticoïdes : parfois proposées en cas de douleur persistante ou invalidante
3. Chirurgie (cas sélectionnés)
Une intervention chirurgicale pour un sciatique n’est envisagée que dans des situations précises, par exemple :
- Douleur très intense et persistante malgré un traitement bien conduit
- Déficit neurologique progressif (faiblesse importante, paralysie partielle)
- Syndrome de la queue de cheval (urgence médicale)
Dans ces cas, l’opération vise à décomprimer le nerf (souvent en retirant une hernie discale ou un fragment comprimant la racine nerveuse).
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Signes d’alerte : quand faut-il rapidement consulter
Il est important de consulter en urgence en cas de :
- Perte de contrôle de la vessie ou des intestins
- Anesthésie « en selle » (engourdissement entre les jambes)
- Faiblesse importante ou aggravation rapide de la jambe
- Douleur après un traumatisme important
- Fièvre associée à des douleurs du dos















