11 causes possibles de démangeaisons vaginales

Dernière mise à jour: mai 2022

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Beaucoup de femmes souffrent de temps à autre d’ennuyeuses démangeaisons génitales. Le phénomène est généralement bref et sans gravité. Si les démangeaisons vous gênent vraiment dans votre vie quotidienne, qu’elles durent longtemps ou reviennent régulièrement, il vaut mieux consulter son médecin traitant pour en détecter la cause et traiter le problème si nécessaire.

1. Mycose

Chez les femmes en âge de procréer, les démangeaisons vaginales sont souvent provoquées par une infection fongique (Candida). Si les démangeaisons s’accompagnent de pertes blanches granuleuses et rougeâtres, d’une sensation de brûlure pendant la miction, le risque d’infection fongique est élevé. Le diabète, la grossesse et la prise d’antibiotiques augmentent ce risque. Le traitement est relativement simple, même si la guérison peut traîner : on a recours à des crèmes spéciales ou à des pastilles vaginales (qu'on appelle ovules). Il faut suivre le traitement jusqu’au bout, sous peine de ne pas éradiquer complètement l’infection. Or, les candidoses à répétition sont difficiles à soigner. La plupart du temps, l’infection est provoquée par le contact des selles avec le vagin. Les bactéries présentes dans les selles peuvent infecter la muqueuse vaginale. Il ne faut donc jamais se nettoyer d’arrière en avant. Il faut également essayer de ne pas perturber le PH du vagin. 

Quelques conseils:

  • N’utilisez pas de sprays intimes ni de douches vaginales
  • Limitez autant que possible recours aux antibiotiques
  • Changez régulièrement de tampon
  • Ne portez pas de vêtements trop serrants

Voir aussi l'article : Infections vaginales : causes, symptômes, traitements

2. Vaginose bactérienne

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La vaginose bactérienne est une infection du vagin, généralement déclenchée par une prolifération de bactéries (Gardnerella, streptocoques...) normalement présentes dans celui-ci. Elle s’accompagne de démangeaisons et/ou de douleur, d’une sensation de brûlure pendant la miction et de sécrétions vaginales anormales et malodorantes. Une cure d’antibiotiques peut résoudre le problème.  Essayez aussi de ne pas perturber le PH du vagin.  

Quelques conseils:

  • N’utilisez pas de savon pour vous laver le vagin, contentez-vous d’eau tiède.
  • Limitez le recours aux sprays intimes et aux douches vaginales.
  • Changez régulièrement de tampon ou de serviette hygiénique.
  • Ne portez pas constamment des vêtements serrants.
  • Le stérilet peut accroître le risque de vaginose bactérienne.

Voir aussi l'article : Vaginose : une infection du vagin à prendre très au sérieux

3. Lichen scléreux

Le lichen scléreux est une lésion cutanée chronique assez fréquente. Il se développe en général sur les lèvres, le vagin et l’anus. La peau perd son élasticité, s’amincit et ressemble à du parchemin. Des taches blanches se forment, on peut souffrir de fortes démangeaisons et de douleurs dans les parties intimes. Cette affection touche surtout les femmes entre 50 et 70 ans ainsi que les jeunes filles mais les hommes et les enfants peuvent aussi en être atteints. Il s’agit probablement d’une affection auto-immunitaire. Les démangeaisons et/ou une brûlure au niveau de la lésion sont les symptômes les plus fréquents. La chaleur, par exemple au lit, peut aggraver les démangeaisons. 

Le lichen scléreux ne guérit pas mais on peut traiter avec succès les plaintes qu’il entraîne. En général, les jeunes filles guérissent spontanément pendant la puberté. 

  • La cortisone sous forme de crème est efficace contre les démangeaisons et les douleurs.
  • En cas de plaintes sévères et tenaces, le médecin peut éventuellement prescrire d’autres remèdes (comme le tacrolimus ou le pimecrolimus). En revanche, on déconseille les traitements aux UVA. 
  • Comme cette affection dessèche fort la peau, on peut utiliser, en plus de la crème à base de cortisone, une crème grasse rafraîchissante (à base de vaseline-paraffine, par exemple). On peut utiliser cette crème sans restriction.

Voir aussi l'article : Le lichen scléreux : une maladie cutanée génitale chronique

4. Affections ou maladies sexuellement transmissibles (MST)

Des démangeaisons génitales peuvent être provoquées par une maladie sexuellement transmissible (MST). Elles s’accompagnent alors d’autres plaintes : douleur, sensation de brûlure pendant la miction, sécrétions vaginales anormales, éruption cutanée et/ou cloques et nodosités.

Parmi les MST pouvant provoquer des démangeaisons, on peut citer l’herpès génital, le trichomonas vaginalis, la gale et les verrues génitales. D’autres MST, comme le HIV, l’hépatite B et les chlamydia, ne provoquent pas de démangeaisons. Si vous souffrez de démangeaisons vaginales après un rapport sexuel non protégé, il vaut mieux consulter un médecin.

Les verrues génitales

Le papillomavirus humain (HPV) peut provoquer des verrues génitales. Il se transmet presque toujours par contact sexuel. Les verrues peuvent déclencher des démangeaisons, des douleurs et/ou des sécrétions anormales. Elles sont très contagieuses. Il n’existe pas encore de traitement performant des verrues génitales. La plupart des personnes surmontent spontanément cette infection. Le système immunitaire détecte le virus, le combat et les verrues disparaissent d’elles-mêmes, généralement en l’espace d’un an. Si elles persistent, plusieurs traitements sont possibles :

  • Le médecin peut les congeler en appliquant de l’azote liquide.
  • Si les verrues sont très grosses, le médecin peut les découper au laser.
  • Le médecin peut prescrire une crème à appliquer sur les verrues pendant quelques semaines, jusqu’à leur disparition. On dispose maintenant d’un vaccin contre le HPV, qui peut prévenir la formation de verrues génitales.

Voir aussi l'article : Cancer du col de l’utérus : 3 fiches d’information sur le dépistage

Herpès

L’herpès génital est une MST très contagieuse. Il y a deux types de virus transmissibles par contact sexuel. L’herpès génital se manifeste sur l’appareil génital. L’herpès labial (ou bouton de fièvre) touche les lèvres. En principe, les deux types de virus peuvent affecter toutes les parties de la peau et les muqueuses avoisinantes. Un bouton de fièvre peut donc être à l’origine d’un herpès génital et vice-versa. On reconnaît l’herpès à de petites cloques douloureuses qui se forment sur l’anus et/ou le vagin. Elles guérissent spontanément au bout de quelques semaines mais le virus reste dans le corps à vie. Menstruation, grippe, résistance atténuée ou stress peuvent déclencher une nouvelle éruption mais des médicaments peuvent réduire la durée et l’intensité des symptômes, à condition d’entamer le traitement dès le début des plaintes. Subissez-vous plusieurs poussées rapprochées ? Demandez à votre médecin si une médication plus longue est indiquée. 

Voir aussi l'article : L’herpès génital

Trichomonas

Le Trichomonas est déclenché par un parasite (Trichomonas vaginalis). La contamination se produit généralement pendant un contact sexuel mais le parasite peut survivre des heures en-dehors du corps, dans l’urine, le sperme ou les sécrétions vaginales. On peut donc être contaminé en s’asseyant sur une lunette de WC humide.

Le Trichomonas peut s’accompagner de démangeaisons, de sécrétions vaginales mousseuses, de douleur pendant la miction et d’une irritation de la peau autour du vagin. On a recours aux antibiotiques. Une cure de quelques jours suffit généralement. Comme le risque de contamination est très élevé, les partenaires sexuels que vous avez eus lors des 6 semaines précédentes doivent également être traités. L’usage de préservatifs permet de prévenir le Trichomonas. Si vous remarquez que la lunette du WC est humide, essuyez-la avec un morceau de papier hygiénique.

Chlamydia

La Chlamydia est la MST la plus fréquente en Belgique. Plus de la moitié des femmes contaminées ne présentent aucun symptôme. Les plaintes n’apparaissent éventuellement que deux semaines après la contamination. Les principaux symptômes sont des sécrétions vaginales, des pertes de sang entre les règles, des douleurs et une irritation de la zone génitale. Le Chlamydia est facilement traitable avec des antibiotiques. Vos partenaires sexuels des 6 derniers mois doivent se faire examiner et, le cas échéant, se faire soigner. Une infection non traitée peut s’aggraver et à long terme, les complications peuvent s’avérer sérieuses, surtout pour les femmes. L’usage de préservatifs constitue la meilleure protection.

Gonorrhée

La Gonorrhée, mieux connue sous le nom de chaude-pisse, est une infection sexuellement transmissible extrêmement contagieuse, provoquée par une bactérie, les gonocoques. Elle ne suscite généralement pas de troubles chez les femmes. Les symptômes possibles sont, entre autres, des sécrétions vaginales verdâtres malodorantes, des douleurs pendant les rapports sexuels et une irritation provoquant des démangeaisons dans la zone génito-anale. En l’absence de traitement, la gonorrhée peut avoir de graves conséquences pour les femmes. Les antibiotiques sont efficaces. Vos partenaires des 6 dernières semaines doivent également suivre un traitement, même s’ils sont asymptomatiques. Une fois de plus, le préservatif est la meilleure protection qui soit.

Voir aussi l'article : Gonorrhée, syphilis et chlamydia : en souffrez-vous sans le savoir ?

5. Gale (scabiose)

La gale (scabiose) est provoquée par des acariens. Les femelles creusent un sillon dans la couche cornée et y pondent leurs œufs. De petits nodules rouges ou bruns peuvent alors se former sur les organes sexuels.

La gale déclenche des démangeaisons tenaces, surtout le soir et la nuit, mais est bénigne. Il ne faut pas se gratter, sous peine d’abîmer la peau. La gale se transmet généralement par contact physique intime. On peut l’attraper en partageant le lit d’une personne qui en est atteinte ou en portant ses vêtements. On la traite avec une crème ou un gel. Il faut lessiver les draps de lit, les essuies et les vêtements à 60°C minimum. Les acariens morts peuvent provoquer des démangeaisons un certain temps après la fin du traitement. Vos partenaires et les personnes avec lesquelles vous partagez votre lit ou vos vêtements doivent également se faire traiter : elles peuvent être infectées, même si elles ne présentent pas de symptômes.

Voir aussi l'article : La gale est de retour

6. Morpions

Les poux du pubis se transmettent par contact sexuel mais aussi par les essuies, les draps de lit ou les matelas. Les démangeaisons se situent souvent sur la peau de la vulve (la partie externe du vagin). Les morsures font apparaitre de petites taches rouges. Les démangeaisons sont souvent pires la nuit. Cette contamination se soigne vite et bien, avec des crèmes ou des lotions contre les poux. On peut aussi raser la toison pubienne, pour éradiquer les lentes, mais ça ne dispense pas de suivre un traitement. Le morpion peut être présent sur le bas-ventre, entre les fesses et les cuisses. Un partenaire présentant les mêmes symptômes doit se faire traiter en même temps. Il faut également laver les draps de lit et les vêtements à 60°C.

Voir aussi l'article : L’épilation intégrale annonce-t-elle la fin des morpions ?

7. Parasites

Les parasites affectent surtout les enfants mais peuvent aussi toucher les adultes. Une infection par les vers provoque généralement des démangeaisons autour de l’anus, surtout la nuit. Si un membre de la famille a des lentes, les autres sont contaminés et doivent être soignés avec des antihelminthiques.

Voir aussi l'article : Les vers parasites chez l'homme

8. Déficit hormonal

Pendant et après la ménopause, un déficit hormonal peut provoquer des démangeaisons, le vagin étant moins lubrifié. Ce phénomène peut aussi se produire durant la seconde partie du cycle menstruel ou en cas de contraception hormonale. 

Voir aussi l'article : Ménopause et atrophie vulvo-vaginale : quelles solutions ?

9. Psoriasis

Le psoriasis peut être à l’origine de démangeaisons, même si elles sont moins sévères qu’en cas d’eczéma. La desquamation typique du psoriasis n’est pas manifeste dans la zone génitale mais est bel et bien présente dans les autres parties du corps. Il faut absolument contenir son envie de se gratter afin de ne pas aggraver l’inflammation. 

Voir aussi l'article : Psoriasis : les conseils pratiques au quotidien

10. Eczéma de contact allergique

Le contact de la peau avec des substances auxquelles on est allergique peut déclencher un eczéma de contact. Il s’ensuit des éruptions cutanées rouges qui démangent, associées à des desquamations, des cloques, des croûtes et des fissures. La peau peut gonfler.

Parfois, l’origine du problème est claire et le patient détecte lui-même les produits qui provoquent ses symptômes. Les préservatifs, le papier toilette parfumé ou coloré, la lingerie ou les maillots de bain, le savon, le talc, les sprays intimes, les protège-slips et les spermicides figurent parmi les agents allergènes connus. Une crème hormonale peut atténuer les plaintes les plus sévères. Des compresses froides réduisent aussi les démangeaisons. 

Voir aussi l'article : Eczéma : comment protéger sa peau ?

11. Irritation cutanée

Les démangeaisons génitales peuvent également être dues à une irritation de la peau, par exemple à cause de vêtements trop serrants, de transpiration, de produits de beauté, de poudre à lessiver ou du rasage de la toison pubienne… L’incontinence urinaire constitue une autre cause possible. 

  • Evitez les vêtements trop serrés.
  • Portez des slips en coton qui ne serrent pas et évitez d’en porter la nuit.
  • N’utilisez pas trop de savon: il dessèche la peau et peut l’abîmer.
  • N’utilisez pas de sprays ni de produits nettoyants parfumés, bannissez les rinçages vaginaux.
  • Utilisez des produits de lessive non-parfumés et n’ajoutez pas d’assouplissant à la lessive de la lingerie.
  • Changez régulièrement tampons et serviettes hygiéniques, évitez les protège-slips. 

Voir aussi l'article : Souffrez-vous d’urticaire chronique spontanée ?

Quand consulter un médecin ?

Il vaut mieux consulter un médecin dans les cas de figure suivants:

  • Vous souffrez beaucoup des démangeaisons;
  • Elles ne disparaissent pas spontanément au bout de quelques jours ou réapparaissent régulièrement ;
  • Les démangeaisons s’accompagnent d’autres symptômes, comme une sensation de brûlure lors de la miction, des douleurs, des sécrétions vaginales anormales ou malodorantes, une éruption cutanée ou des rougeurs;
  • Si vous suspectez une MST.

Voir aussi l'article : Vulvodynie : causes, symptômes, traitement

Sources : 
www.henw.org
www.kuleuven.be
www.seksualiteit.be
www.huidinfo.nl

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