VIH : Une femme guérit du sida grâce à une greffe de cellules souches

Dernière mise à jour: mars 2022
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Une patiente séropositive et souffrant d’une leucémie est devenue le troisième patient au monde – et la première femme – à guérir du sida grâce une greffe de cellules souches provenant d’un don de sang de cordon ombilical. 

Ce nouveau cas, « la patiente de New-York », a été rapporté par des experts ce mardi 15 février lors de la conférence sur les rétrovirus et les maladies opportunistes (CROI). La jeune femme d’une quarantaine d’années avait découvert sa séropositivité en 2013. Quatre ans plus tard, elle a développé une leucémie mais a pu rapidement bénéficier d’un don de cellules souches qui semble avoir fonctionné puisque, à ce jour, la patiente est exempte du virus du sida depuis 14 mois sans traitement antirétroviral contre le VIH. Selon le New York Times, elle ne présente aucun signe de VIH dans les analyses de sang et ne semble pas avoir d'anticorps détectables contre le virus.

Malgré ces résultats très encourageants, les chercheurs restent prudents et préfèrent parler de rémission, notamment en ce qui concerne la leucémie.

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Première patiente à bénéficier d’un double don

Avant la jeune femme, deux hommes, le « patient de Berlin » et le « patient de Londres », avaient également guéri du VIH grâce à une thérapie par cellules souches, dans le cadre du traitement de leur cancer du sang. 

Mais les deux hommes n’avaient bénéficié « que » d’un don de moelle osseuse venant d’adultes au profil ethnique similaire, porteurs d'une mutation qui bloque l'infection par le VIH. Problème : cette greffe, très risquée, implique des effets secondaires importants, notamment la maladie du greffon contre l’hôte, et les deux hommes n’avaient pas été épargnés, l’un perdant 20 kilos et une partie de son audition, l’autre manquant de mourir après la greffe.  

Dans le cas de la jeune femme, c’est un double don qui a été mis en place : d’abord un don de sang de cordon ombilical d’un donneur partiellement compatible, puis un don de sang d'un proche parent (donc d’origine ethnique similaire) pour garantir à son organisme des défenses immunitaires temporaires pendant la durée de la greffe. « La combinaison du sang de cordon et des cellules de son parent pourrait lui avoir épargné une grande partie des effets secondaires brutaux d'une greffe de moelle osseuse typique », a expliqué le médecin de la patiente Jingmei Hsu, chercheuse au Weill Cornell Medicine.

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auteur : Amélie Micoud - journaliste santé
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