ad

Maladies cardiovasculaires : les risques des femmes

Dernière mise à jour: décembre 2020 | 2866 visites
123-vr-ekg-hartaanval-pijn-04-19.png

news En termes de facteurs de risque cardiovasculaire, les hommes et les femmes partagent de nombreux points communs. Toutefois, il existe des différences notables, essentiellement associées à la reproduction.

L’incidence des maladies cardiovasculaires augmente chez les femmes. On sait que certains facteurs, comme le tabagisme et le diabète, les impactent plus fortement. Mais il existe aussi des facteurs qui leur sont spécifiques, et souvent mal reconnus. Une équipe britannique (université de Birmingham) a examiné une quantité colossale de données à ce sujet, extraites de méta-analyses qui avaient elles-mêmes croisé les résultats d’un grand nombre d’études. Comme l’observe le Dr Roseline Péluchon (Journal international de médecine), « de la puberté à la ménopause, le chemin est semé d’embûches ».

On observe en effet une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires associé à l’utilisation des contraceptifs oraux combinés (notamment en cas d’hypertension artérielle ou d’excès de cholestérol), au recours à des œstrogènes chez les femmes souffrant de migraine, à la présence d’un syndrome des ovaires polykystiques, ou encore à une puberté ou à une ménopause précoces. On note aussi un lien entre les maladies cardiovasculaires et le diabète gestationnel ou l’hypertension gravidique, ainsi qu’avec les fausses-couches, la pré-éclampsie, l’accouchement prématuré… Les complications de la grossesse sont fortement soulignées, sachant que des modifications biochimiques comme une hypercholestérolémie ou une hyperglycémie peuvent persister durant plusieurs années. Bonne nouvelle dans ce contexte assez sombre : l’allaitement maternel prolongé (au moins 6 mois) semble efficace pour réduire le risque cardiovasculaire.

Le Dr Péluchon poursuit : « Ces associations pourraient expliquer l’excès de risque cardiovasculaire constaté chez les femmes. Identifier précocement ces facteurs de risque liés aux fonctions reproductrices de la femme permettrait de mettre en place des stratégies pour modifier le risque ».

Voir aussi l'article : Symptômes de l’infarctus : quelles différences entre hommes et femmes ?

Vous voulez recevoir nos articles dans votre boîte e-mail ?

Inscrivez-vous ici à notre newsletter.

vous pourrez vous désinscrire quand vous le souhaiterez
Nous traitons vos données personnelles conformément à la politique de confidentialité de Passion Santé SA.
ad
pub