Sexisme au travail : le calvaire des femmes

Dernière mise à jour: janvier 2017 | 17480 visites
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news Une femme sur deux a déjà été victime d’attitudes sexistes sur son lieu de travail de la part des collègues masculins. Les conséquences pour la santé sont bien réelles.

Le sondage a été réalisé en France auprès de quelque 10.000 salariés (non cadres), hommes et femmes, attachés à huit très grandes entreprises, ainsi qu’auprès d’un panel représentatif de la population.

Environ la moitié des femmes indiquent avoir fait l’objet de demandes, de comportements, d’attitudes…, reflétant le sexisme : préparer le café, ne pas leur donner la parole ou la couper sèchement lors d’une réunion, leur parler de manière infantilisante, prétendre qu’elles ne sont pas « taillées » pour ce travail ou pour ce poste, recevoir des critiques sur la manière dont elles sont habillées ou maquillées (pas assez ou trop), leur demander d’être plus douces… Ces actes ne prêtent pas forcément à conséquence s’ils sont isolés (encore que tout dépend de leur nature !), mais leur répétition pose un sérieux problème.

« Se plaindre ne sert à rien »


De nombreuses femmes adoptent un comportement d’évitement : elles se taisent en réunion, elles ne portent pas certains vêtements, elles fuient les collègues sexistes… Et 10% d’entre elles indiquent que ces attitudes à leur égard nuisent à leur bien-être psychologique, troublent leur sommeil, les rendent irritable, voire les exposent au burn out et à la dépression. Ceci est la conséquence des comportements sexistes, mais aussi, pour beaucoup d'entre elles, de l’impossibilité de trouver une écoute, un soutien, sur le lieu de travail, et que « se plaindre ne sert à rien », ou « la situation va empirer », ou « les représailles ne vont pas tarder ». Elles gardent alors le silence, subissent, intériorisent, ce qui aggrave encore les effets sur le plan mental, et les répercussions physiques associées.

Le Conseil supérieur français de l’égalité entre les femmes et les hommes rappelle que des recours existent, et qu’il est de la responsabilité de l’employeur de prévenir ou de mettre un terme aux agissements sexistes sur le lieu de travail. Ce qui vaut en France s’applique dans bien d’autres pays, mais fondamentalement, le changement de mentalité passe par une prise de conscience des collègues masculins (ceux qui harcèlent et ceux qui laissent faire), et manifestement, cela demande beaucoup de temps…


publié le : 25/01/2017 , mis à jour le 24/01/2017
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