Sport : comment bien choisir son soutien-gorge ?

Dernière mise à jour: mars 2016 | 5926 visites
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Sport : comment bien choisir son soutien-gorge ?

dossier Si vous faites du sport, un bon soutien-gorge n’est pas un luxe inutile : plus confortable et plus soutenant qu’un soutien-gorge ordinaire, il peut vous éviter des douleurs aux seins. Voici tous les conseils pour bien choisir le modèle qui vous convient le mieux.

Les seins sont principalement composés de glandes et de tissus adipeux. La peau soutient le tout, avec des bandes de tissus conjonctifs (ligaments de Cooper) attachées aux muscles pectoraux profonds. Le sein lui-même n’a pas de muscle. Dans certains sports comme la course, l’aérobic, la danse ou le tennis, les seins ballottent, les tissus mammaires et les structures cutanées subissent une grande tension et une grande pression. Un soutien supplémentaire est donc très important parce que les tissus se détendent facilement et qu’il n’y a pas dans le sein de quoi absorber l’impact du mouvement. Non seulement cela peut provoquer des douleurs aux seins, dans le cou ou dans le dos, mais en plus, à la longue, cela peut entraîner des blessures permanentes et des seins tombants.

Un tiers à la moitié des femmes éprouvent des douleurs aux seins en pratiquant du sport. Beaucoup d’entre elles souffrent en outre de douleurs au cou et au dos ou encore attrapent des marques. Plus on fait du sport et plus les seins sont gros, plus on doit les soutenir. Mais les femmes qui ont des petits seins ne peuvent pas faire l’économie d’un soutien-gorge de sport pour autant : les petits seins subissent également les chocs de votre corps pendant le sport. Le vieillissement joue aussi un rôle : avec l’âge, l’élasticité de la peau diminue et les seins doivent être mieux soutenus.

Une recherche anglo-australienne a montré qu’un bon soutien-gorge de sport diminue de 50 à 80% les chocs. Un soutien-gorge classique réduit également les mouvements des seins vers le haut et vers le bas, mais dans une bien moindre mesure (20-30%). Cela se traduit par de l’inconfort : sur une échelle de 0 à 10, l’inconfort pendant la course a été estimé à 6,9, alors qu’il l’a été à 2,9 avec un soutien-gorge de sport.

Pourtant, seulement 40% des femmes et 13% des adolescentes portent un soutien spécial quand elles font du sport et il n’est pas toujours adapté au sport qu’elles pratiquent ni à la taille de leurs seins.

Le type de soutien-gorge

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Selon la taille de vos seins, vous pouvez choisir entre un soutien encapsulé, un soutien de compression ou une combinaison des deux.

Le soutien-gorge encapsulé se compose de deux coupelles séparées de matériau non métallique. Il n’a pas d’attaches mais une bande élastique et de larges bretelles qui assurent un soutien adéquat. Ce soutien est conseillé aux femmes qui ont de gros seins (à partir du bonnet D) et pour les sports de mouvements intenses. Ce soutien-gorge est également recommandé si vous souffrez de contusions sur la poitrine.

Le soutien-gorge de compression est constitué d’un seul matériau élastique plat, le plus souvent avec des bretelles croisées dans le dos. Il est conseillé aux femmes qui ont des seins de petite à moyenne taille et pour les sports moins intensifs. Avec ce soutien, les seins sont pressés contre la cage thoracique pour en réduire le mouvement.

Le soutien-gorge combiné a deux coupelles distinctes qui la plupart du temps ne sont pas parfaitement jointes. Elles sont également fabriquées dans un matériau non élastique, qui est fixé sur une seconde couche élastique. Ce type de soutien est déconseillé.

L'activité sportive

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Plus l’exercice est intense ou rapide, plus vous aurez besoin de robustesse. La recherche en la matière a démontré qu’une poitrine moyenne monte et descend de plus ou moins 6 cm pendant le sport. Sans soutien-gorge, ce mouvement peut varier de presque 2 cm lors d’un exercice léger (comme marcher) jusqu’à 15 cm lors d’un exercice intense (comme courir). Plus la poitrine est grosse, plus ce mouvement est important.

Il n’existe pas encore de soutiens-gorge spécifiques à chaque sport (un soutien pour le judo, un soutien pour le tennis…). Mais la plupart des marques de soutiens-gorge tiennent compte de l’intensité du sport et offrent différents modèles de soutien, associés à des termes comme « low », « medium », « high », « maximum » ou « extreme » impact, ou encore « firm » et « maximum » support.

Pour les activités calmes comme le yoga, le tai chi, la marche, le golf, le vélo, optez pour un soutien-gorge « low impact » comme un modèle racerback ou à bretelles croisées.

Pour les activités sportives plus intenses comme le ski, la danse, le roller, la marche nordique, le fitness, préférez un soutien « medium impact ».

Pour les sports très intenses avec beaucoup de mouvements comme la plupart des sports de ballon, le tennis, l’athlétisme, le mountain bike, le snowboard et pour les seins lourds, choisissez un soutien « high impact » avec une pièce centrale surélevée qui entoure entièrement chaque sein pour le protéger des chocs et les amortir.

• Pour les sports comme la course, l’aérobic, le karaté, la boxe, le judo, l’équitation, un soutien « maximum » ou « extrême impact » est recommandé.

Avec un « high impact », vous pouvez également pratiquer des sports à faible impact, mais l’inverse n’est pas vrai : il vaut mieux ne pas aller courir ou faire de l’équitation avec un soutien « low impact ».

Il existe des maillots de bain et bikinis avec soutien de sport intégré qui conviennent aux sports nautiques et aux jeux de plage.

La taille et la forme

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L’ajustement doit être parfait. Le soutien doit diminuer à la fois les mouvements latéraux et les mouvements verticaux des seins. Il doit être assez serré sans pincer, se déplacer ou griffer.

• Pour un soutien de la bonne taille, choisissez-le de quelques centimètres plus petit (généralement une taille) que vos soutiens ordinaires.

Essayez toujours le soutien. La plupart des femmes achètent leurs soutiens en se basant sur l’étiquette, mais les indications de celle-ci ne disent rien de l’ajustement. Les tailles ne varient pas seulement de fabricant à fabricant, mais aussi souvent entre les différents modèles d’un même fabricant.

• Essayez différents modèles et tailles jusqu’à trouver le meilleur soutien, le plus confortable et le plus soutenant.

Les bonnets doivent être joliment enveloppants pour les seins. Si vous constatez des plis, c’est que la taille est trop élevée. Si le modèle plie la peau, c’est qu’elle est trop petite. Si vous essayez un soutien de sport, sautez et courez pour sentir si vos seins sont fermement maintenus.

La bande élastique inférieure doit être serrée autour du sternum mais sans couper (vous devez pouvoir glisser un doigt entre elle et votre peau). Elle doit être à même hauteur devant que derrière et ne doit pas tirer à l’arrière. C’est elle qui détermine le confort et la fermeté du soutien.

Plus la bande élastique est large, plus la rigidité est forte et la stabilisation des seins optimale. En outre, cela empêche les frottements et les irritations de la peau. Levez les bras au-dessus de la tête pour vous assurer que la bande élastique ne suive pas le mouvement et reste en place.

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Les bretelles tiennent bien sur les épaules, sans couper ou glisser. De larges bretelles assurent une meilleure et plus uniforme répartition du poids des seins. Elles procurent plus de soutien, ne coupent pas la peau et ne glissent pas pendant le sport. Si vous devez souvent lever les bras, ne portez pas de soutien avec de larges bretelles.

Si les bretelles coupent, c’est qu’elles sont trop serrées ou trop étroites pour soutenir le volume. Choisissez alors un modèle qui donne plus de soutien ou un modèle avec des bretelles plus larges. Si elles tombent, raccourcissez-les. Et si cela ne suffit pas, optez pour un soutien de sport dont les bretelles peuvent être croisées ou avec un dos « sport ».

• Le dos aussi doit être bien ajusté. Plus il est large et plus il y a des attaches, plus ferme sera le soutien. Si la partie dorsale du soutien n’est pas ajustée, serrez davantage la fermeture (si c’est possible) ou prenez un soutien plus petit.

• Un dos sportif sans attaches donne à vos épaules et à vos bras toute leur liberté de mouvement, les bretelles ne sont pas incommodantes et vous ne souffrez pas des inconvénients de bretelles lâches. Ne perdez pas de vue qu’avant et après le sport, le soutien devra être passé par la tête. Ce n’est pas recommandé à tout le monde et dans tous les cas, avec la transpiration, cela s’avère difficile.

Un autre inconvénient peut être que ces soutiens n’ont pas de bretelles réglables, ce qui les rend moins adaptables et soutenants. La taille doit correspondre exactement, car ils ne sont pas munis de crochets pour l’ajuster.

Une fermeture à l’avant peut être pratique pour mettre et enlever le soutien, par exemple après une opération aux seins, si on a des problèmes à l’épaule, etc. Cela peut être intéressant aussi dans la pratique de sports très intensifs et de sports avec beaucoup de contacts avec le sol.

• Changez de soutien-gorge si le vôtre ne ferme plus bien ou perd de sa fermeté.

La matière

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Les coutures de soutiens-gorge de sport sont plates ou recouvertes pour protéger la peau et pour éviter les frottements et irriter aussi peu que possible les mamelons. Le mieux est quand il n’y a pas de couture à l’intérieur ou dans les bonnets.

• Les pièces dures comme les attaches doivent être couvertes. Enlevez les étiquettes irritantes.

• Préférez le polyamide ou le polyester (coolmax, dryfit…).

Un soutien de sport doit être lavé après chaque entraînement, il doit donc être à séchage rapide et résistant à l’usure.

Avec ou sans armatures ?

Un bon soutien de sport n’a pas besoin d’armatures. Elles entravent la liberté de mouvement et le confort pendant le sport. Elles peuvent pincer et couper. Le soutien est assuré par des matériaux solides, des liens et des bonnets renforcés. De bonne taille, il procure autant de soutien qu’un modèle avec des armatures. Pourtant beaucoup de femmes portent plus volontiers des soutiens avec armatures parce qu’elles trouvent qu’un soutien de sport aplatit leur poitrine, ou parce qu’elles pensent que cela soutient mieux.

À quoi faut-il veiller avec un soutien-gorge avec armature ?

• Dans les bons soutiens de sport avec armatures, celles-ci sont minces et solides et enveloppent les côtés de chaque bonnet. Les armatures sont un peu plus flexibles, spécialement conçues pour évoluer légèrement avec votre corps. Un soutien-gorge traditionnel n’a pas cette flexibilité et peut donc plus facilement piquer vos seins.

En outre, les armatures sont fabriquées dans des matières plus épaisses et confortables et glissées dans des doubles tunnels qui amortissent les chocs et la pression, avec une finition très détaillée. Elles ne peuvent donc pas irriter, piquer ou glisser et le soutien reste en place.

• Le soutien doit être parfaitement ajusté, vous ne devez pas sentir les armatures. En l’enfilant et en le fermant, elles doivent parfaitement entourer le sein sans le presser.

• Des armatures qui piquent sont donc des armatures trop petites. Essayez une taille de bonnet plus grande afin que les armatures restent bien plaquées à votre corps et englobent vos seins.

• Si vous sentez les armatures vous piquer les aisselles, c’est que le soutien est trop grand.

• Si les armatures ne sont pas plaquées à votre corps, c’est peut-être parce que la bande élastique n’est pas assez serrée. Essayez une taille plus petite.

Quand faut-il éviter les soutiens de sport avec armatures ?

• En cas de cicatrice permanente dans la région de la poitrine.

• Les 3 à 6 premiers mois après une opération aux seins, les armatures peuvent causer des dommages aux blessures chirurgicales ou des cicatrices.

• En cas d’allergie au nickel.

• Chez les femmes enceintes : durant la grossesse, les seins changent et grossissent. Le gonflement peut être à l'origine de douleurs et de blessures si le soutien de sport avec armatures est trop petit.

• Si la cage thoracique est haute, les armatures peuvent presser sur les côtes.

• Pendant la pratique de sports d’endurance.

• Si vous trouvez les armatures gênantes ou désagréables.


publié le : 17/03/2016 , mis à jour le 16/03/2016
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