Pourquoi les femmes supportent moins bien l'alcool

Dernière mise à jour: mars 2016 | 7962 visites
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news Plusieurs raisons expliquent que les femmes soient plus sensibles aux effets de l’alcool que les hommes : elles sont ivres plus rapidement, en buvant moins, alors que cet état d'ébriété dure plus longtemps.

A quantité égale de boisson alcoolisée, les femmes présentent un taux d'alcool dans le sang plus élevé que les hommes, et ceci même à poids identique et au même rythme (durée) de consommation. L'écart peut aller jusqu’à 20 ou 30%.

Un verre classique contient environ 10 g d’alcool. Chez les hommes, cela génère un taux d’alcoolémie de 0,2‰, chez les femmes de 0,3‰. La limite de consommation responsable est inférieure : un verre par jour pour les femmes, pour deux verres chez les hommes.

Quelles explications ?

• Une partie de l’explication à cette sensibilité accrue réside dans le fait que les femmes présentent plus de graisse dans les tissus sous-cutanés et un volume sanguin moins important. La graisse absorbe mal l’alcool car elle est peu approvisionnée en sang. C’est ce qui explique que le même verre se traduira par davantage d’alcool dans le sang chez les femmes et une alcoolémie plus élevé.

Le foie des femmes est moins volumineux, et la décomposition de l'alcool se déroule plus lentement.

• Les femmes produisent moins d'ADH (alcool déshydrogénase), une enzyme qui intervient en première ligne dans le processus de transformation et d'élimination de l'alcool.

• Les concentrations d'alcool dans le sang sont aussi influencées par le cycle menstruel : les valeurs les plus hautes sont constatées pendant les phases prémenstruelle (lutéale) et ovulatoire.

Les effets nocifs de l’alcool diffèrent aussi entre les sexes. Le foie des femmes est ainsi plus sensible à l'alcool que celui des hommes, ce qui explique qu'en cas de consommation abusive, les problèmes surviennent plus rapidement chez les buveuses. Certaines études font également état d’un risque accru de cancer du sein, même en cas de consommation modérée. Les dommages cérébraux se produiraient également plus vite, comme cela a été démontré par scanner et lors de tests cognitifs (raisonnement, mémoire, apprentissage...). Enfin, faut-il rappeler qu'il est nécessaire de s'abstenir de boire de l'alcool pendant la grossesse et en cas d'allaitement au sein (à défaut, consommer de faibles quantités et respecter un délai de plusieurs heures entre le moment où on boit et celui où on donne le sein).

Source: Barbara Simon
publié le : 05/03/2016 , mis à jour le 04/03/2016
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