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Les spermatozoïdes détestent le stress
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L’anxiété agit de manière négative sur la bonne santé des spermatozoïdes et pourrait expliquer une partie des cas d’infertilité.
Ainsi que l’explique le Dr Arielle le Masne (Journal international de médecine), « les facteurs psychologiques comme le stress et l’anxiété sont fréquemment incriminés dans les infertilités inexpliquées, chez les hommes et les femmes. Ils s’additionnent au retentissement physique qu’imposent les traitements en vue d’une fécondation in vitro (FIV). Leur impact est relativement bien étudié chez les femmes. En revanche, on connaît encore mal les possibles liens entre stress et qualité du sperme. Un travail italien vient apporter un éclairage intéressant sur cette problématique ».
Cette équipe (European Hospital – Rome) s’est intéressée à une centaine d’hommes inclus dans un programme de première tentative de FIV, et à peu près autant de messieurs (le groupe témoin) qui n’étaient pas suivis médicalement à ce sujet. Tous ont été soumis à une évaluation psychologique (en particulier les traits anxieux), avec prise en considération d’une série de données sociales et professionnelles.
La gestion du stress chronique
Les résultats révèlent des différences significatives pour les paramètres spermatiques selon le niveau d’anxiété, et ceci se traduit, pour les scores élevés, par une plus forte probabilité de présenter un faible volume spermatique, des concentrations de spermatozoïdes plus basses ainsi qu’une mobilité réduite.
Le Dr le Masne poursuit : « Ainsi, outre les déterminants biologiques connus d’infertilité, les facteurs psychologiques devraient désormais être reconnus comme capables d’interférer avec la qualité du sperme. En corollaire, une approche multidisciplinaire pourrait contribuer à l’amélioration de la prise en charge des couples infertiles », avec une attention soutenue accordée à la gestion du stress chronique, pour l’axe qui nous occupe ici.













