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Cancer du côlon : vive le régime macrobiotique !

Dernière mise à jour: juillet 2012 | 7505 visites
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news Légumes verts, légumineuses, fruits secs et riz brun : une alimentation de type macrobiotique réduirait sensiblement le risque de développer un cancer du côlon !

Ce régime ne sera pas exclusif, bien évidemment, mais lorsqu’il intègre des quantités importantes de ces aliments riches en fibres, le bénéfice semble considérable en termes de prévention du cancer du gros intestin. Ce constat a été posé au terme d’une très longue étude (près de trente ans !) intégrant quelque 2.900 membres d’une communauté adventiste.

Les membres de ce mouvement chrétien, né aux Etats-Unis, intéressent particulièrement les chercheurs en raison d’un mode de vie sain (ils ne fument pas et ne boivent pas d’alcool, par exemple), alors que leur alimentation est pauvre en viandes et en graisses.

Le panel a été soumis, au départ de l’étude, à un questionnaire précis, destiné à cerner au plus près les habitudes alimentaires, le style de vie, ainsi que les antécédents médicaux personnels et familiaux. Par la suite, les chercheurs (attachés à l’université Loma Linda – Californie) ont enregistré tous les diagnostics de polypes du côlon (une tumeur bénigne qui risque de se transformer en lésion cancéreuse).

Résultats (publiés dans la revue « Nutrition and Cancer ») :

les personnes qui consomment des légumes verts cuits une fois ou plusieurs fois par jour s’exposent à un risque réduit de 24% de développer des polypes, par rapport à celles qui en mangent moins fréquemment ;
des fruits secs trois fois par semaine (ou davantage) réduisent le risque de 24% ;
le riz brun au moins une fois par semaine diminue le risque de 40%, en comparaison avec une absence totale de consommation ;
des légumineuses – lentilles, soja, pois chiches… - trois fois par semaine réduisent le risque de 33%, par rapport à une consommation inférieure à une fois par mois.
Dans le cas des légumineuses et du riz brun, les chercheurs ont observé un effet « dose-réponse » : au plus on en mange, au plus le risque diminue. Ces résultats ne signifient pas que l’addition de ces aliments – qui deviendraient alors quasi exclusifs du régime alimentaire – annule le risque (d’autant que la population étudiée ici est assez spécifique, et que les données portent sur les polypes, et non les diagnostics de cancer du côlon). Ils indiquent néanmoins que leur intégration équilibrée dans nos comportements alimentaires permettrait d’atténuer sensiblement le danger, et ceci en raison de leur forte teneur en fibres et en composés phytochimiques.


publié le : 30/11/2011 , mis à jour le 20/07/2012
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