AVC : des symptômes d’alerte jusqu’à 10 ans avant l'accident

Dernière mise à jour: septembre 2021
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news Certains signes d’alerte pourraient contribuer à identifier très tôt les personnes à haut risque de souffrir d’un accident vasculaire cérébral. Il s’agirait évidemment d’un formidable outil de prévention.

On considère que l’accident vasculaire cérébral (AVC) survient généralement sans signes précurseurs majeurs, et lorsqu’il se produit, c’est de manière soudaine et souvent brutale. Les symptômes possibles sont des troubles de la marche, de la diction et de la compréhension, ainsi qu'une paralysie ou un engourdissement du visage, d'un bras ou d'une jambe. Il s’agit d’une urgence médicale absolue.

Identifier les personnes à haut risque

Les suites d’un AVC sont très variables, et elles dépendent en particulier de la localisation et de l’étendue de l’atteinte cérébrale, ainsi que de l’état de santé initial du patient. Certains facteurs de risque importants ont été identifiés, singulièrement l’hypertension artérielle, le tabagisme, l’excès de cholestérol et la consommation abusive d’alcool. Une composante génétique (ApoE4) pourrait aussi jouer un rôle.

En tout cas, l’identification précoce des personnes à haut risque d’AVC contribuerait de manière cruciale à la mise en place de stratégies de prévention personnalisées. C’est dans ce contexte qu’une équipe néerlandaise (Erasmus Universiteit Rotterdam) a réalisé une étude de très large envergure, puisqu’elle a concerné quelque 15.000 adultes représentatifs de la population, suivis pendant de très longues années.

Une accumulation de dommages cérébraux

A intervalles périodiques, les chercheurs leur ont fait passer des tests cognitifs (apprentissage, mémoire, fluidité verbale…), alors que les participants ont aussi répondu à des questionnaires sur leur fonctionnement quotidien (tâches simples ou complexes, contexte privé ou professionnel…). Les cas d’AVC ont été relevés, et les spécialistes ont comparé la trajectoire cognitive et l’évolution du fonctionnement quotidien entre ceux qui en ont souffert, ou pas.

Les auteurs expliquent : « Les patients victimes d’un AVC présentent des déclins abrupts sur le plan cognitif et quotidien jusqu’à dix ans avant l’accident. Notre étude suggère qu’une accumulation de dommages cérébraux préalables à l’AVC induit des conséquences cliniques, qui peuvent permettre d’identifier les personnes à haut risque ». Ces signes ont été davantage observés chez les femmes, mais ils ne leur sont certainement pas exclusifs. Pour cette raison comme pour d’autres, les personnes qui constatent que leurs capacités semblent s’altérer doivent en parler à leur médecin : il ne faut surtout pas hésiter parce qu’on ressent de la gêne ou qu’on estime que ce n’est pas bien grave.

Voir aussi l'article : Accident vasculaire cérébral (AVC) : causes, symptômes et traitement

Source: Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry (https://jnnp.bmj.com)
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