La culotte menstruelle : nos conseils pour bien la choisir, bien l’entretenir

Dernière mise à jour: juin 2021

dossier Les femmes ne jurent plus que par elle : la culotte menstruelle. Et celles qui n’ont pas encore testé ne devraient pas tarder à l’adopter. Pourquoi ? Parce qu’elle coche toutes les cases : écologique, pratique, hygiénique. Mais comment bien choisir et bien entretenir sa culotte de règles ? Voici nos conseils.

La culotte de règles : pour tous les flux, à tous les âges

Contrairement aux concurrents en matière de protection périodique, les culottes menstruelles conviennent à toutes, à tout moment de la vie : adolescence, pré-ménopause et même en post-partum. Elles se distinguent des solutions invasives comme le tampon hygiénique ou la cup par leur praticité et leur sûreté : avec elles, pas de risque de syndrome de choc toxique (SCT). C’est facile à utiliser, on l’enfile et on oublie (presque) qu’on a nos règles. Idéal pour la pratique sportive et nos rythmes de vie effrénés.

Les culottes de règles existent bien sûr pour chaque type de flux, avec une comparaison quantitative par rapport aux protections périodiques. Ainsi, certaines marques promettent l’équivalent d’absorption de 6 tampons, 6 serviettes et 3 cups de 25 ml pour leurs modèles les plus absorbants.

Flux abondant, flux modéré, flux léger : l’idéal sera donc d’investir dans plusieurs modèles, afin d’adapter la culotte aux différentes étapes de vos menstruations. En début et fin de règles, une culotte à flux léger suffit amplement. Si vous préférez tester au préalable, choisissez plutôt une culotte au flux modéré ou abondant, le cas échéant. Vous pourrez de toute façon la porter en début et fin de règles sans gêne : l’intérêt de la culotte menstruelle, c’est de ne (pratiquement) pas la sentir quand vous la portez. Tous les modèles sont donc suffisamment fins pour éviter les sensations désagréables que l’on peut ressentir quand on porte une serviette, par exemple.

Durée de protection d’une culotte menstruelle

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En théorie, on peut garder un slip de règles jusqu’à 12 heures. Bien sûr, tout dépend de votre flux. La marque de produits zéro déchets 100% made in Belgium La Renarde s’aligne sur l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et recommande de changer de protection toutes les 6 à 8 heures. La règle : si vous êtes gênée, changez !

Le gros + : la possibilité de porter sa culotte toute une nuit sans craindre les fuites dues à une serviette mal positionnée ou trop pleine, et sans craindre un SCT provoqué par un tampon ou une coupe présent dans le vagin au-delà de la durée recommandée par les fabricants (entre 4 et 8 heures, selon le type de protection et la marque).

Pour rappel, le syndrome du choc toxique, causé par la libération d’une toxine d’une bactérie naturellement présente dans le vagin, reste rare. Mais les derniers cas très médiatisés, comme le décès de Maëlle à Charleroi en janvier 2020, ont incité de nombreuses femmes à abandonner tampons et coupes menstruelles.

Entretien et durée de vie

Une culotte de règles est composée de plusieurs couches : une zone drainante, une zone absorbante, et une zone imperméable. Le tout recouvert d’un tissu doux, confortable et agréable à porter. Des agents antibactériens naturels, comme les fibres d’eucalyptus, promettent une neutralisation des odeurs jusqu’à 12 heures.

Une culotte de règles se garde entre 2 et 7 ans, voire plus, selon l’usage que vous en faites. C’est un peu cher à l’achat, entre 25 et 60 euros par pièce, mais le coût est vite amorti, au regard de protections périodiques jetables.

Pour laver votre culotte, rien de plus simple : vous la rincez à l’eau froide, puis la lavez en machine à 30 °C (certains modèles sont lavables à 40 °C, ce qui peut rassurer certaines) sans adoucissant ni savon de Marseille, pour ne pas boucher les fibres du tissu et compromettre son efficacité absorbante. Laissez-la ensuite sécher à l’air libre. Mieux vaut éviter le sèche-linge. Elle peut mettre un peu de temps à sécher, d’où l’intérêt d’en posséder au moins 2 voire 3 pour assurer un roulement et éviter de faire des lavages en machine trop souvent.

Dropshipping : attention aux marques douteuses

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Vous avez envie de tester, mais vous ne savez pas à quel saint vendeur de culottes vous vouer ? Il est facile de se faire avoir en surfant dans la première page des résultats Google à la recherche de la culotte parfaite, et surtout pas trop chère. Beaucoup de sites web vendeurs font du dropshipping : ils achètent les produits sur des plateformes de vente chinoises low cost et peu éthiques comme Alie Express ou Wish, et les revendent 4 ou 5 fois plus cher.

Comment savoir si une marque est sérieuse ? Ne vous fiez pas aux beaux sites Internet : une jolie vitrine n’est pas un gage de garantie. Mais quelques indices peuvent mettre la puce à l’oreille.

• des fautes d’orthographe dans les textes
• des conditions générales de vente mal rédigées, erronées
• une adresse de contact inexistante ou douteuse
• des informations légales manquantes ou erronées (immatriculation et adresse de la société, numéro de téléphone...)
• des promotions permanentes : un pseudo prix original est barré, et un nouveau prix bien moins cher est annoncé, sauf que... si vous retournez sur le site des jours, semaines ou mois plus tard, la promo est toujours là
• trop d’avis (parfois plusieurs dizaines de milliers) tous élogieux et très probablement faux
• des images volées à d’autres sites marchands

Attention ! Beaucoup de ces sites peu scrupuleux, repérés par les internautes et associations de consommateurs, ont modifié leurs images pour minimiser les risques de se faire épingler. Il y a encore quelques mois, une simple recherche via Google Images à partir d’une photo de ce type de vendeur renvoyait directement au grossiste sur Alie Express ou Wish.

Mais alors, comment bien choisir ?

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Tout ce qui vient de Chine n’est pas à jeter à la poubelle. Comme l’explique le site très complet Mes Menstruelles, sur lequel vous trouverez d’ailleurs une liste non exhaustive de marques à éviter, la Chine produit aussi des produits de qualité, et si un fabricant belge ou français décide de produire en Chine, il ne vous arnaque pas pour autant et peut proposer un produit de qualité.

Mais de manière générale, un prix trop bas est louche : mieux vaut éviter d’acheter un produit vendu moins de 25 euros.

Quel est le problème avec les culottes menstruelles pas chères ?

Au-delà de l’aspect arnaque du dropshipping, quoique légal (pour l’instant), la question éthique se pose : quitte à passer à une protection non jetable, il peut sembler dommage d’acheter un produit fabriqué dans une chaine de fabrication aux conditions de production douteuses.

En outre, un des principaux atouts de la culotte de règles qui séduit les femmes, c'est sa composition censée être exempte de produits chimiques et substances indésirables, sans nanoparticules d’argent, en coton bio certifié Oeko-tex. Or, en commandant sur un site douteux, vous risquez de ne pas savoir comment et avec quelles matières sont fabriqués vos slips. Généralement, les sites sérieux affichent une transparence sur la composition de leurs pièces. Si un site ne fait nulle mention de la composition ou reste vague, fuyez.

Bon à savoir

Le marché florissant de la culotte de règles est en plein essor, et certaines marques déclinent leur offre en proposant strings, tangas, shortys, et cyclistes menstruels, idéal pour les flux hémorragiques et le post-partum. Et vous pourrez même enfiler un maillot de bain menstruel cet été !

auteur : Amélie Micoud - journaliste santé
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