Ménopause et atrophie vulvo-vaginale : quelles solutions ?

Dernière mise à jour: juin 2021 | 2168 visites
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news A la ménopause, la diminution progressive des oestrogènes peut entraîner de la fatigue, des troubles de l’humeur, des bouffées de chaleur ou une prise de poids..., ainsi qu'une perte d'élasticité des tissus vulvo-vaginaux et un ralentissement des sécrétions lubrificatrices. Les rapports sexuels deviennent alors (très) douloureux. C'est ce qu'on appelle l'atrophie vulvo-vaginale. Ce n'est pas une fatalité : des traitements existent.

La chute des oestrogènes à la ménopause entraîne petit à petit une atrophie progressive du vagin. Baisse de la libido, douleurs, anxiété, perte de confiance, altération de l'image de soi : de nombreuses femmes sont concernées. Beaucoup hésitent à en parler et pensent à tort que c'est une conséquence de la ménopause avec laquelle il faut apprendre à vivre.

Les rapports sexuels douloureux ne sont pas le seul symptôme de l'atrophie vulvo-vaginale, puisqu'elle peut s’accompagner d’une envie fréquentes d’uriner, de pertes urinaires, ou exposer à des infections urinaires récurrentes.

Les ovules et les crèmes

Les femmes sous traitement hormonal de substitution (THS) sont beaucoup moins concernées (voire pas du tout) par ces inconforts. Celles qui ne souhaitent pas prendre ce traitement par voie orale peuvent se tourner vers des ovules ou des crèmes vaginales contenant des oestrogènes.

L'application est locale. Le « traitement d'attaque » consiste à utiliser chaque jour, pendant quelques semaines, la crème ou l'ovule. Ensuite, pour la phase d'entretien, on passe à un ovule ou une application de crème par semaine.

Les lubrifiants

Celles qui ne souhaitent pas utiliser d’ovules ou de crèmes aux oestrogènes peuvent se tourner vers un gel lubrifiant, cependant moins efficace sur le long terme. Le lubrifiant doit être spécifiquement adapté au pH du vagin de la femme ménopausée et il ne faut donc pas se rabattre sur un lubrifiant classique.

☞ Si l’impact de l’atrophie vulvo-vaginale est important, et ceci vaut d'ailleurs pour toutes les manifestations invalidantes de la ménopause, il peut être utile de s'adresser à une clinique (centre) de la ménopause, qui travaille de manière multidisciplinaire. La plupart des hôpitaux disposent de ce service spécialisé.

Voir aussi l'article : Ménopause et sexualité : 6 questions que vous vous posez

Source: Barbara Simon
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