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Infarctus : pourquoi l’exercice physique peut vous sauver la vie

Dernière mise à jour: mars 2021 | 4195 visites
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news La pratique régulière d’une activité physique réduit la probabilité de décéder en cas d’infarctus du myocarde, et ceci sur le moment et dans le mois qui suit. Il est aussi important de savoir que toutes les intensités d’exercices exercent un effet protecteur.

Les bienfaits du sport en prévention des maladies cardiovasculaires sont bien connus : tous les types d’exercices sont utiles, avec un accent particulier sur les activités aérobies, comme la marche, le vélo ou la natation, complétées par des mouvements de musculation. Un bon rythme : 150 minutes par semaine d’activité physique à une intensité au moins modérée, et deux séances hebdomadaires de musculation (soulever des objets relativement lourds à la maison, comme des bouteilles d’eau, c’est déjà bien).

Une réduction impressionnante

Une équipe danoise (université de Copenhague) s’est penchée sur un autre aspect de l’influence de l’activité physique, en se posant cette question : ceux qui font de l’exercice ont-ils plus de chances de survivre à un infarctus du myocarde ? Pour déterminer cela, elle a croisé et consolidé les résultats d’une dizaine d’études internationales regroupant au total 1,5 million de personnes. Leur degré d’activité physique de loisirs a été classé en plusieurs catégories : nul (sédentaire), faible, modéré et élevé. Les données ont été ajustées en tentant compte de divers paramètres comme l’âge, le sexe, le statut socio-économique et les facteurs classiques de risque cardiovasculaire (cholestérol, tabac, pression artérielle…).

La méta-analyse montre que suite à un infarctus, 18% des patients décèdent endéans le mois, dont 62% d'entre eux de manière instantanée ou quasiment. Comparés aux sédentaires, ceux qui pratiquent une activité physique d’intensité faible s’exposent à un risque réduit de 21% de succomber instantanément, de 33% en cas d’intensité modérée, et de 45% en cas d’intensité élevée. Les différences sont similaires pour le risque de succomber dans le mois.

Il s’agit donc d’une contribution majeure de l’exercice physique, avec une réduction impressionnante du taux de mortalité. Il est très intéressant d’observer que cet effet bénéfique intervient dès la pratique d’une activité physique de faible intensité, c’est-à-dire qui ne correspond pas tout à fait aux recommandations. Ceci signifie que l’essentiel consiste à bouger, et plus on augmente en rythme et en fréquence, plus le bénéfice est accentué.

Voir aussi l'article : Infarctus : les risques critiques chez la femme

Source: European Journal of Preventive Cardiology (https://journals.sagepub.co)
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