Arrêt cardiaque : pourquoi les femmes en meurent-elles plus ?

Dernière mise à jour: août 2019 | 3966 visites
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news Les femmes victimes d'un arrêt cardiaque en dehors de l'hôpital sont moins souvent réanimées et meurent plus souvent que les hommes. Comment expliquer cela ?

Des chercheurs néerlandais (Amsterdam UMC) ont mené l'enquête afin de déterminer les différences entre les hommes et les femmes lors des différentes phases de la prise en charge d'un arrêt cardiaque : perception du problème, réanimation par un tiers, réanimation par un ambulancier, transport à l’hôpital et traitement. Chaque phase présente des spécificités qui influencent les chances de survie. Quelque 6000 cas d'arrêt cardiaque ont été analysés. Les arrêts cardiaques à l'extérieur de l'hôpital touchent des hommes dans 53% des cas et 47% de femmes. Dans cette étude-ci, on observe que parmi les personnes qui ont survécu grâce à la réanimation, à peine 28% étaient des femmes.

Comment expliquer cela ? Il s'avère d'abord que les femmes sont moins souvent réanimées que les hommes avant l'arrivée de l'ambulance, donc par des personnes présentes sur les lieux : 69% des femmes contre 74% des hommes. Une explication possible est que les symptômes d'un arrêt cardiaque sont différents chez la femme, ce qui peut induire en erreur. Proportionnellement, les femmes sont moins nombreuses à ressentir la douleur thoracique classique, et les signes se manifestent davantage par une douleur au cou ou à la mâchoire, des vomissements ou un évanouissement.

Par ailleurs, les femmes sont souvent moins « choquables », en raison d'une activité électrique cardiaque moins « récupérable » que celle des victimes masculines, et la défibrillation est dès lors moins efficace. La réanimation manuelle est alors essentielle. Néanmoins, les chances de survie sont bien plus faibles qu'avec un choc électrique...

Source: European Heart Journal (https://academic.oup.com/eu)
publié le : 05/08/2019 , mis à jour le 04/08/2019
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