Ménopause précoce : quels traitements ?

Dernière mise à jour: mars 2019 | 3809 visites
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news Une ménopause précoce, ou insuffisance ovarienne prématurée, est associée à tous les symptômes désagréables de la ménopause « classique ». Une infertilité survient, avec aussi un risque accru de perte osseuse et d'ostéoporose, et de maladie cardiovasculaire. Quels traitements peuvent être proposés ?

Pour poser le diagnostic de ménopause précoce, le médecin se base sur les résultats d'une analyse de sang et des concentration de certaines hormones (œstrogènes, FSH). Le risque de futures anomalies surrénaliennes ou thyroïdiennes sera également évalué et une surveillance annuelle pourra s’avérer appropriée.

La grossesse

Il existe encore une faible possibilité de grossesse spontanée, ce qui signifie que par précaution, la contraception reste nécessaire pour la femme qui ne désire pas (ou plus) d'enfant.

Aucun traitement ne peut influer positivement sur les chances de grossesse spontanée. Le seul recours vraiment efficace, c'est la procréation médicalement assistée (PMA), avec don d'ovocytes.

Le traitement hormonal de substitution (THS)

La première et principale raison de la mise en oeuvre d'un traitement hormonal de substitution (THS), destiné à remplacer les hormones que les ovaires ne produisent plus, est le soulagement des symptômes typiques de la ménopause, tels que les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, la sécheresse vaginale, la baisse de la libido...

Dans les récentes directives de la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie, le THS est recommandé, au moins jusqu'à l'âge de 51 ans (l'âge moyen de la ménopause), en raison du risque accru d'ostéoporose et de maladie cardiovasculaire. D'autre part, rien n'indique que cela augmente le risque de cancer du sein. Le THS n'est pas conseillé aux femmes avec des antécédents de thrombose veineuse ou artérielle.

Le traitement aux androgènes (testostérone)

Jusqu'à présent, les preuves concernant l'effet et la sécurité d'un traitement à la testostérone sur la libido, la perte osseuse et le risque de démence sont insuffisantes.

Les traitements locaux

Un traitement local avec des œstrogènes ou des lubrifiants peut être utile pour les problèmes sexuels (sécheresse vaginale, douleur pendant les rapports...).

Les traitements alternatifs

Il n'y a pas suffisamment de preuves que des traitements alternatifs tels que l'acupuncture, les phytoestrogènes ou les herbes fonctionnent.

Le soutien psychologique

Une ménopause précoce peut être très lourde à vivre sur le plan psychologique et un soutien peut être très souhaitable. Discutez-en avec votre médecin.

Les habitudes de vie

Pour réduire au maximum le risque d'ostéoporose et de maladie cardiovasculaire, il est essentiel d'adopter un mode de vie sain.

• Une alimentation saine, avec une attention particulière pour les aliments riches en calcium et en vitamine D, comme les produits laitiers, les légumes à feuilles vertes, les légumineuses, les noix, les graines, les figues, les abricots…

• De l’exercice physique pour consolider les os (marche, vélo, natation...).

• Garder le poids sous contrôle, et le cas échéant essayer de perdre les kilos superflus.

• Consommation modérée d'alcool.

• Ne pas fumer.

Voir aussi l'article : Ménopause précoce : causes, symptômes et conséquences


publié le : 11/03/2019 , mis à jour le 11/03/2019
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