Ménopause : que faire contre le risque cardiovasculaire ?

Dernière mise à jour: novembre 2018 | 2716 visites
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news La ménopause s'accompagne d'une série de symptômes : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, sautes d'humeur, baisse de la libido, prise de poids, réduction de la masse osseuse... Une autre conséquence de la ménopause est méconnue : l’augmentation du risque de maladie cardiovasculaire. Comment limiter le danger ?

Ce phénomène est principalement dû au cholestérol. Les hormones œstrogéniques constituent une protection naturelle contre le cholestérol, car elles combattent le « mauvais » (LDL) cholestérol et favorisent le « bon » (HDL). Ceci explique que les maladies cardiovasculaires soient moins fréquentes chez les femmes de moins de 50 ans.

Malheureusement, la ménopause marque la fin de cette protection hormonale. Ceci conduit à des taux de cholestérol élevés chez la moitié des femmes après la cinquantaine. Leur taux de cholestérol total augmente, et la proportion de cholestérol LDL augmente de 10 à 20%. D'autre part, la proportion de « bon » cholestérol HDL diminue d'environ 10% au cours des années de transition qui englobent la ménopause proprement dite, période durant laquelle les femmes ont tendance à prendre du poids.

Tous ces changements contribuent à une augmentation significative du risque de maladie et d'accident cardiovasculaire : hypertension, AVC, angine de poitrine, thrombose... La ménopause n'est pas la seule explication de cette augmentation du risque, mais elle tient une place importante.

Que faire ?

La meilleure stratégie consiste à adopter un mode de vie sain, en ce compris l'alimentation. D'autre part, il est important que les femmes ménopausées fassent régulièrement contrôler leur taux de cholestérol et développent, en concertation avec leur médecin généraliste, une stratégie de lutte contre l'excès de cholestérol. On ne parle pas d’un régime au sens strict du terme, mais d’un nouvel équilibre nutritionnel associé à un mode de vie sain.

• Éviter de consommer en excès les graisses d'origine animale, en particulier les graisses saturées (attention aux produits transformés, de type charcuterie).

• Faire la part belle au poisson et à la volaille.

• Cuisiner de préférence avec une margarine, ou avec de l'huile d'olive, de soja ou de maïs.

• Manger sans restriction des fruits et des légumes.

• Surveiller son poids.

• Pratiquer une activité physique régulière. L'exercice contribue à réduire la proportion de mauvais cholestérol et à augmenter celle de bon cholestérol.

• Arrêter de fumer.

Et le traitement hormonal ?

Le traitement hormonal substitutif (THS) peut être instauré lorsqu'une femme ménopausée ou en transition fait état de symptômes tels que bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, sécheresse vaginale et douleurs lors des rapports sexuels.

Chez les femmes présentant un risque élevé de maladie cardiovasculaire, le THS doit être soigneusement évalué, car il augmente (légèrement) le risque de thrombose veineuse ou artérielle, c'est-à-dire la formation d'un caillot sanguin.


publié le : 27/11/2018 , mis à jour le 26/11/2018
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