Incontinence : quel lien avec le risque cardiovasculaire ?

Dernière mise à jour: juillet 2018 | 3853 visites
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news L’écrasante majorité des femmes souffrant d’incontinence urinaire présentent au moins une maladie chronique, en particulier d’ordre cardiovasculaire.

Cette équipe américaine (université de l’Alabama) a analysé une banque de données regroupant quelque 4000 femmes incontinentes urinaires, représentatives de cette population. L’intention consistait à évaluer la prévalence des maladies chroniques parmi ces femmes, ainsi que le type d’incontinence urinaire associé à ces maladies.

Premier élément : il s’avère - dans cette étude en tout cas - que 89% des femmes incontinentes souffrent d’une maladie chronique. Quatre grandes catégories ont été identifiées.

Risque cardiovasculaire récent. Ceci renvoie en particulier à l’excès de cholestérol (hypercholestérolémie) ou à l’hypertension. L’âge moyen est de 47 ans. Le type d’incontinence le plus fréquent dans ce groupe est l’incontinence d’effort (ou incontinence de stress). Globalement, le degré de sévérité de l’incontinence est qualifié de faible à modéré.

Risque cardiovasculaire ancien. L’âge moyen est de 58 ans. Le type d’incontinence le plus fréquent est l’incontinence par impériosité et le degré de sévérité est relativement élevé.

Maladie respiratoire. On pense surtout ici à l’asthme. L’âge moyen est de 52 ans. Ces femmes sont avant tout concernées par une incontinence d’effort et une incontinence mixte effort / impériosité. Le degré de sévérité est qualifié de modéré.

Plusieurs maladies chroniques. L’âge moyen est de 61 ans. L’incontinence mixte effort / impériosité prédomine, avec un degré qualifié de modéré à sévère.

Les chercheurs poursuivent : « Il est rare qu’une femme souffrant d’incontinence urinaire ne présente pas une maladie chronique additionnelle. Une femme avec une incontinence même légère devrait bénéficier d’une évaluation plus poussée afin d’identifier d’autres problèmes de santé et de mettre en œuvre les mesures de prévention et les traitements adéquats ».

Source: British Journal of Urology (https://onlinelibrary.wiley)
publié le : 25/07/2018
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