Faut-il craindre une flambée de scarlatine ?

Dernière mise à jour: février 2018 | 4070 visites
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news Appelée aussi « deuxième maladie », la fréquence de la scarlatine connaît en Grande-Bretagne une forte progression, encore inexpliquée, ce qui alerte à l’échelle mondiale.

L’agent infectieux de la scarlatine est une bactérie (Streptococcus pyogenes) et les symptômes classiques sont un mal de gorge (angine), une éruption cutanée et buccale (langue rouge), ainsi que de la fièvre. La maladie touche essentiellement les enfants âgés de 3 à 8 ans, elle est transmise par contact direct avec un patient ou via des objets ou des surfaces contaminés, et elle est traitée par antibiotiques.

En Grande-Bretagne, les cas ont été multipliés par… sept au cours des cinq dernières années. Le nombre de foyers infectieux (principalement des crèches et des écoles) a considérablement augmenté. Pourquoi ? Mystère. Comme l’indique Le Quotidien du Médecin, « les analyses n’ont pas identifié de nouvelle souche émergente à plus forte contagiosité, et les recherches se poursuivent pour mieux comprendre ce curieux phénomène et mettre en place des mesures préventives ».

Des campagnes d’information ont été lancées pour insister sur l’importance du traitement antibiotique. Dans une revue spécialisée, un éditorial commente la situation et évoque la possibilité d’une modification de l’immunité dans la population, de changements environnementaux ou, plus inquiétant, d’une co-infection encore inconnue favorisant la survenue de la maladie. « Une surveillance mondiale renforcée de la dissémination de la scarlatine est justifiée », concluent les spécialistes.

Source: The Lancet Infectious Diseases (www.thelancet.com/journals/)
publié le : 11/02/2018 , mis à jour le 10/02/2018
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