Les tiques, impressionnants réservoirs de microbes

Dernière mise à jour: mai 2016 | 10366 visites
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news Des infections transmises par la tique, on connaît surtout la maladie de Lyme. Mais ces acariens sont des vecteurs potentiels de nombreux autres germes, véhiculés en même temps.

Le fait que la tique puisse transmettre à l’homme plusieurs maladies n’est pas une nouveauté, puisqu’on a recensé dans sa salive une quarantaine de bactéries, virus et parasites susceptibles de contaminer les hôtes (humains et animaux) dont elle suce le sang. Ce que met en évidence cette équipe française, c’est la simultanéité.

Jusqu’à présent, on pensait que les co-infections étaient relativement exceptionnelles, rappelle Le Point. Il se pourrait qu’elles soient plutôt la règle… Les chercheurs ont minutieusement fouillé une vaste zone des Ardennes, proche des habitations, afin de prélever les tiques femelles adultes (au stade adulte, seules les femelles mordent). En laboratoire, elles ont été décontaminées afin d’éliminer les microbes issus de l’environnement, puis les spécialistes ont recherché le matériel génétique des agents pathogènes.

Que constate-t-on ? La moitié des tiques étaient infectées par au moins un germe pathogène, et la moitié de celles-ci en recelaient plusieurs, jusqu’à cinq. Autrement dit, poursuit Le Point, « les co-infections sont finalement monnaie courante et il n’est d’ailleurs pas impossible qu’elles brouillent les résultats des tests sanguins », qui se concentrent essentiellement sur la détection des borrélies (dont évidemment Borrelia burgdorferi, la bactérie responsable de la maladie de Lyme). Et les symptômes sont bien différents selon que la personne est infectée par un ou plusieurs germes.

Cité par Le Point, l’un des chercheurs explique : « Ceci complique d’autant le diagnostic et la prise en charge. Ainsi, on ne comprend toujours pas pourquoi certains malades répondent bien aux traitements antibiotiques dirigés contre Lyme, et pas d’autres. On part de l’hypothèse que les co-infections jouent un rôle dans cette non-réponse. Il est primordial de comprendre dans quelles mesure ».

Source: PLoS Neglected Tropical Diseases (http://journals.plos.org/pl)
publié le : 06/06/2016
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