Quel est le meilleur moment pour manger ?

Dernière mise à jour: mars 2016
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news Se mettre à table à heures régulières n’est certainement pas une mauvaise habitude. Pour autant que la faim se fasse ressentir : sinon, la glycémie grimpe en flèche.

On parle de glycémie post-prandiale, c’est-à-dire le taux de sucre (glucose) dans le sang après le repas. Manger provoque une hausse temporaire de la glycémie, qui revient ensuite à la normale. La glycémie post-prandiale est particulièrement nécessaire à connaître chez une personne diabétique, sachant cependant que ce marqueur ne doit jamais être négligé, même en l’absence de diabète, dans la mesure où des fluctuations trop importantes et/ou prolongées ne sont pas saines.

Ainsi que l’explique cette équipe américaine (université de l’Illinois), les démonstrations s’accumulent pour suggérer que le moment où l’on mange pourrait être aussi déterminant pour la santé que la nature ou la quantité de ce qu’on avale. Le fait de s’alimenter est initié par une série de facteurs, comme l’heure de la journée, la disponibilité de la nourriture, ou évidemment la faim. C’est ce dernier paramètre qui a été examiné ici, sous l’angle de la glycémie post-prandiale. L’expérience a réuni un groupe de jeunes adultes auxquels on a proposé un repas assez riche en glucides (dont un soda). Avant de passer à table, les participants devaient indiquer l’intensité de leur faim sur une échelle de 0 (pas du tout faim) à 7 (extrêmement faim). Un prélèvement sanguin a permis de mesurer la glycémie après le repas.

Que constate-t-on ? Que la glycémie est sensiblement plus élevée lorsque l’individu a mangé sans ressentir la faim, par rapport à une faim modérée ou élevée (la glycémie est d’ailleurs similaire dans ces deux cas, et même un peu supérieure quand on a très faim).
Comment expliquer cela ? Sans doute parce que la faim modérée alerte du besoin d’approvisionner l’organisme en glucose (en particulier le cerveau) et que celui-ci est alors mieux et plus rapidement assimilé. Toujours est-il, poursuivent les chercheurs, qu’en termes de santé, il est bénéfique de manger quand la faim est modérée.

Source: Journal of the Association for Consumer Research (www.journals.uchicago.edu/t)
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