Comment arrêter de se ronger les ongles ?

Dernière mise à jour: novembre 2015 | 8259 visites
123-knagen-nagels-11-23.jpg

news Lorsque le comportement présente un caractère pathologique, on parle d’onychophagie : se ronger les ongles est une habitude fréquente, aux conséquences esthétiques et hygiéniques néfastes.

Un tiers de la population se rongerait les ongles, ce qui ne signifie pas que toutes ces personnes souffrent d’un (gros) problème. Mais pour une partie d’entre-elles, cette action compulsive prend des proportions très sérieuses, avec un risque majeur de détérioration de l’extrémité des doigts. Pour toutes, il existe aussi une possibilité que des germes situés sous l’ongle et sur la peau des doigts migrent vers la bouche : après un contact avec une personne porteuse de microbes pathogènes, en se serrant la main par exemple, l’infection menace.

Dans un récent avis, l’Académie américaine de dermatologie a rappelé une série de conseils destinés à tenter de contrôler ce comportement.

Les ongles courts. Une recommandation qui semble relever de l’évidence, mais qui reste pertinente : si les ongles sont coupés régulièrement, il y a moins à ronger et la tentation diminue.

Le vernis répulsif. Ce produit au goût détestable est appliqué sur les ongles et il faut vraiment être motivé pour vouloir encore les ronger… Dans le même ordre d’idées, le sparadrap (microporeux, pour laisser respirer la peau) enroulé autour des ongles agit comme une barrière physique.

La manucure. Mais oui : quand on a bien soigné ses ongles, qu’ils présentent un bel aspect, et que l’on a… payé pour cela, on est moins enclin à les abîmer.

Le dérivatif. Quand l’envie commence à se manifester, il faut détourner son esprit : on manipule une balle en caoutchouc (anti-stress), par exemple.

Les circonstances. A quels moments la tentation est-elle la plus forte ? Le stress et l’ennui sont des facteurs courants de déclenchement de l’envie, souvent machinale d’ailleurs. Identifier ces circonstances contribue à se maîtriser.

Etape par étape. On commence par ne plus ronger les ongles du pouce, puis on ajoute ceux du majeur, puis de l’auriculaire, et ainsi de suite.

Et une recommandation de base, qui ne vaut d’ailleurs pas que pour ceux qui se rongent les ongles, c’est de respecter une excellente hygiène des mains, et de ne jamais négliger le bout des doigts.

Source: American Academy of Dermatology (www.aad.org)
publié le : 07/12/2015
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci