Contrôler son poids, ça se joue beaucoup dans la tête

Dernière mise à jour: juin 2015 | 7374 visites
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news De très nombreuses études concluent que la psychologie joue un rôle essentiel dans la maîtrise du poids et les bonnes habitudes alimentaires. Voici quelques exemples.

On pourrait les multiplier, mais retenons-en quatre qui illustrent combien, dans ce domaine, il est nécessaire d’explorer toutes les pistes. Si la maîtrise du poids repose d’abord sur les apports caloriques et ensuite sur l’activité physique, bien des paramètres influencent les comportements. Ces quatre études ont été présentées lors d’un congrès de psychologues spécialisés dans l’alimentation.

Les photos. Lorsque des photos de fruits et de légumes sont affichées aux murs d’une cantine scolaire ou comme illustration du plateau-repas, les enfants sont beaucoup plus enclins à en ajouter dans leur assiette et à en manger en plus grandes quantités. Idem si des messages de type « Voulez-vous croquer une pomme ? » sont présentés à des endroits bien visibles du réfectoire, ou que les végétaux sont positionnés en début de self.

La sensibilisation. Asséner à des adolescents qu’ils ne font pas les bons choix alimentaires ne donne que peu de résultats si des arguments forts ne suivent pas. Et celui de l’alimentation saine et équilibrée ne suffit certainement pas. Beaucoup plus efficace : la confrontation avec certaines techniques de marketing ou d’étiquetage (manipulation), ce qui mobilise « l’esprit rebelle » de l’ado, alors bien plus attentif à ce qu’on essaie de lui vendre.

Le calcul des calories. L’obsession à compter les calories de chaque portion de nourriture risque de déboucher sur un effet de décompensation : à un moment donné tout s’écroule, on se lâche, et on se précipite sur l’aliment hautement calorique qui se trouve à portée de main. La contrainte a été trop forte, et le barrage n’a pas résisté.

La discrimination. Trop de personnes en surpoids font l’objet de critiques, de remarques, d’attitudes déplaisantes à leur égard, de la part de proches ou d’inconnus. Or, et ceci vaut en particulier pour l’entourage (famille, amis, collègues…), qui croit parfois bien faire en essayant de « provoquer une réaction », cette attitude va en fait inciter la personne en excès de poids à compenser le mal-être, lié à la stigmatisation, par des apports caloriques (gras, sucré…) élevés, et dès lors accentuer le surpoids.

Ce ne sont que quelques observations parmi bien d’autres, qui rappellent combien notre comportement alimentaire relève de facteurs complexes.

Source: Society for Personality and Social Psychology (www.spsp.org) via Santé Log
publié le : 12/06/2015 , mis à jour le 11/06/2015
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