La dépression abîme le cerveau

Dernière mise à jour: décembre 2014
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news Les épisodes dépressifs altèrent de manière durable certaines facultés cérébrales : la prévention des rechutes est cruciale.

Ces chercheurs français (Centre hospitalier Sainte-Anne – Paris) parlent « d'effets neurotoxiques » de la dépression et constatent que les personnes qui ont souffert de plus de deux épisodes dépressifs exécutent plus lentement des tâches courantes qui nécessitent de l’attention, de la concentration et de la rapidité.

Leur travail a concerné quelque 2.000 patients ayant connu entre un et plus de cinq épisodes dépressifs au cours de leur existence. Ils ont participé à un test consistant à relier des cercles numérotés placés dans le désordre sur une feuille. Chacun a réalisé cet exercice à deux reprises : pendant l’épisode dépressif et six à huit semaines après un traitement par antidépresseurs, sachant que la plupart d’entre eux ne présentaient alors plus de symptômes dépressifs majeurs.

Le résultat montre qu’après une première dépression, le temps nécessaire à la réalisation du test s’établit en moyenne à 35 secondes. C’est à peu près la même chose après un second épisode dépressif. Mais ensuite, la situation se complique sensiblement et la durée d’exécution augmente fortement après la troisième dépression. Les chercheurs qualifient cette association de « robuste », après avoir tenu compte de facteurs comme l’âge, le statut socio-économique ou l’activité professionnelle.

Ils évoquent « un impact neurotoxique » et « un effet cicatrice » de la dépression sur le cerveau. Ils ajoutent que ces observations pourraient expliquer le cercle vicieux de la maladie et un risque de rechute de plus en plus important au fur et à mesure que se succèdent les épisodes dépressifs, puisque la capacité à remplir les tâches (en particulier professionnelles) est compromise, ce qui contribue à altérer l’image de soi, l'auto-estime, le degré de confiance.

La prévention des rechutes, même lorsque la personne paraît rétablie, doit faire l’objet d’une attention extrême. Dans ce contexte, la remédiation cognitive peut présenter un intérêt considérable : le principe consiste à rééduquer les fonctions altérées.

Source: European Neuropsychopharmacology (www.journals.elsevier.com/e)
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