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Femmes : les mystères de l'orgasme permanent

Dernière mise à jour: octobre 2016 | 17623 visites
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news Certaines femmes souffrent du syndrome d'excitation génitale persistante (ou permanente), une sorte d'orgasme continu. Quelle en est la cause ? Existe-t-il des traitements ?

Ce syndrome (PSAS - Persistent Sexual Arousal Syndrome) a été décrit pour la première fois en 2001. Il tend à faire sourire, peut-être même à rêver. Nous sommes très, très loin du compte...

Alors qu'elles ne ressentent aucun désir sexuel et qu'il n'y a pas de stimulation, ces femmes sont en proie, durant plusieurs heures à plusieurs jours, à des sensations génitales pénibles :

• lubrification
• tiraillements
• impression d'avoir des vagues dans le ventre
• crampes qui affectent le clitoris et le vagin
• fourmillements
• contractions
• soubresauts...

Les relations sexuelles n'atténuent pas, que du contraire, ces manifestations à tout le moins perturbantes. Chez une partie des patientes, la masturbation apporte un certain soulagement (une succession d'orgasmes est nécessaire), alors que cette pratique aggrave les choses pour d'autres.

Une nouvelle piste de recherche

Les plaintes peuvent disparaître du jour au lendemain, perdurer, être ressenties de façon permanente ou intermittente : chaque situation est particulière. Leur déclenchement ne trouve pas d'explication formelle, sachant toutefois que le stress et l'anxiété risquent de les amplifier, tout comme le tabac et l'alcool. Les conséquences psychologiques sont souvent lourdes et des suicides ont d'ailleurs été déplorés.

Selon une récente étude conduite à l'université d'Utrecht (Pays-Bas), il y aurait un lien entre ce syndrome, celui des jambes sans repos et une vessie hyperactive (besoin fréquent d'uriner). Selon le Pr Marcel Waldinger, l'excitation génitale persistante serait la forme génitale du syndrome des jambes sans repos.

Il est possible que les plaintes soient occasionnées par une neuropathie sensorielle, une atteinte du nervus dorsalis clidoritis, ou nerf dorsal du clitoris.

Aucun traitement réellement efficace n'est actuellement disponible. Se concentrer sur des tâches relaxantes induirait une certaine forme de distraction et une diminution de l'intensité des plaintes.

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