Supplément de vitamine D : des risques graves en cas d’abus

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news S’il est utile de surveiller son taux de vitamine D et d’intervenir (supplément) en cas de carence, il est tout aussi important de ne pas en abuser : les risques de toxicité sont réels.

Ces intoxications sont rares, mais elles existent. Le cas d’un patient âgé de 54 ans est rapporté par une équipe canadienne (Toronto General Hospital). Depuis de nombreux mois, cette personne prenait chaque jour une dizaine de gouttes d’un supplément de vitamine D, ce qui représente environ 10.000 unités internationales (UI), prescrit par un naturopathe et alors qu’aucune carence n’avait été diagnostiquée.

L’intérêt pour la vitamine D va croissant, sachant qu’un éventail d’études suggèrent son implication dans une série de fonctions importantes de l’organisme. En cas de déficit, vérifié par une analyse de sang, une supplémentation est clairement recommandée. Cependant, hors carence, il faut faire (très) attention.

Des dommages irréversibles aux reins


Ce patient a été admis à l’hôpital en raison d’un taux élevé de créatinine, ce qui traduit un problème rénal (capacité d’élimination des déchets). Les médecins ont procédé à divers tests, et ils ont observé une concentration anormalement élevée en calcium (hypercalcémie) et en vitamine D dans le sang. Or, on sait qu’au fil du temps, un excès de vitamine D peut être à l’origine d’une augmentation du taux de calcium, qui risque alors de se déposer dans les reins et de provoquer une insuffisance rénale. C’est ce qui s’est produit ici.

Grâce à des médicaments, les médecins ont réussi à faire baisser les taux de calcium et de vitamine D et à les stabiliser, mais les dommages aux reins demeurent. Ceci rappelle qu’une supplémentation, en vitamine D ou autre, ne doit être entamée qu’en concertation avec son médecin, le mieux placé pour en évaluer l’intérêt et en déterminer les doses.

Source: Canadian Medical Association Journal (www.cmaj.ca)

Dernière mise à jour: juin 2019
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