Projet bébé en PMA: dois-je en parler à mon employeur?

dossier Vous envisagez de lancer les essais bébé dans les mois à venir, peut-être même entamer un parcours PMA, et vous vous posez la question d'aborder le sujet avec votre employeur. Vaut-il mieux en parler ou ne rien dire? Pas toujours simple, selon les situations. On fait le point. Que vous projetiez une grossesse ou que vous soyez déjà en essais bébé, la question de parler de vos projets de maternité au travail peut se poser. Parfois, certaines situations pourront vous inciter à aborder le sujet: intimité avec votre patron, parcours PMA (procréation médicalement assistée), poste à risques...

Aucune obligation

Sachez avant tout que légalement, absolument rien ne vous oblige à en informer votre employeur de vos projets de maternité. Qu'il s'agisse d'une grossesse ou adoption. Même si vous êtes en CDD et que vous devez passer en CDI dans les semaines ou mois à venir, même si vous passez un entretien d'embauche avec ce projet bébé en tête. Vous pouvez donc tout à fait ne rien dire, d'autant qu'il ne s'agit encore que d'un projet, et qu'il est impossible de prévoir quand vous serez enceinte. Mais il faut prendre en compte l'aspect humain, qui peut vous pousser à vous confier. Bien entendu, tout dépend de votre situation au travail et du degré d'intimité que vous avez avec collègues et employeurs. Attention, si vous n'êtes pas tenue de parler de votre projet de grossesse, une fois enceinte, il peut être judicieux d'annoncer votre état assez rapidement: la loi vous protège contre la discrimination. Et de même, l'aspect relationnel doit aussi entrer en compte: votre employeur appréciera de ne pas être pris au dépourvu.

En parcours PMA? La loi vous protège

Si vous entamez une aide médicale à la procréation - ou que vous y êtes déjà - il peut être utile d'en parler à votre employeur. Là aussi, rien ne vous y oblige légalement (c'est votre vie privée), mais un parcours PMA impliqué un nombre important de rendez-vous, qu'il est, bien souvent, difficile voire impossible de caser en dehors des horaires de bureau. Bien sûr vous pouvez rester évasive et dire que vous suivez un traitement médical, mais cela risque d'éveiller la curiosité plutôt qu'autre chose... Aussi, il est utile de savoir que, dans le cas d'un traitement FIV (fécondation in vitro), la loi belge vous protège. Il peut alors être intéressant de l'annoncer à votre hiérarchie. D'abord, votre travail peut nécessiter un écartement prophylactique ou un aménagement de poste (si vous êtes au contact produits toxiques, ou dans des situations à risque). L'Arrêté Royal de mai 2003 prévoit ainsi une protection contre les risques pour la santé dès le début d'un traitement FIV. Vous devrez alors prendre rendez-vous avec la médecine du travail. Ensuite, la loi Genre - qui lutte contre les discriminations hommes-femmes - vous protège contre licenciement, harcèlement ou mise à l'écart. En effet, la loi s'appliquerait ici puisque, en tant que femme, vous devez subir un traitement plus lourd que si vous étiez un homme. Enfin, selon vos rapports avec votre patron, vous pourriez tout simplement ressentir le besoin d'en parler. De même avec vos collègues. Un parcours PMA a des conséquences physiques, psychologiques et logistiques. Entre les bouleversements hormonaux, les montagnes russes émotionnelles et les rendez-vous fréquents, parfois éloignés du lieu de travail, il est possible qu'en parler vous soulage. Vous n'êtes pas obligée de vous étendre, simplement expliquer la situation. L'aspect humain est aussi à prendre en compte! Sources: Institut pour l'égalité des femmes et des hommes ONE - Office de la naissance et de l'enfance Justifit.be Suivez Minimi sur Instagram Lire aussi: Victoire! Le congé maternité raccourci en cas d'arrêt maladie, c'est fini Déconfinement pour les femmes enceintes: demander un arrêt de travail ou pas?

auteur : Amélie Micoud - journaliste santé

Dernière mise à jour: août 2021
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