Naissances prématurées : vers un test de dépistage ?

Dernière mise à jour: septembre 2012 | 3698 visites

news Des scientifiques américains et finlandais sont parvenus à identifier un gène dont certains variants accentueraient le risque d’accoucher prématurément.

C’est en cherchant dans l’ADN des preuves « d’évolution accélérée » que les chercheurs, attachés aux universités Vanderbilt (Etats-Unis) et d’Helsinki (Finlande), ont fait cette découverte. Dans un article publié par la revue « PLoS Genetics », ils expliquent être partis de l’hypothèse que des gènes impliqués dans la durée de gestation avaient évolué plus rapidement chez l’homme – diminuant ainsi cette durée - que chez les (autres) primates. Au total, ils ont identifié 150 gènes, pour lesquels ils ont cherché une association avec les naissances prématurées.

En comparant les gènes de 328 mères finlandaises, ayant connu ou non un accouchement prématuré, ils ont observé que certains variants d’un gène appelé FSHR étaient plus fréquents chez les mamans de prématurés. Ce gène code pour le récepteur de l’hormone folliculo-stimulante. Les chercheurs espèrent dès lors pouvoir mettre au point un test permettant de déterminer le risque d’accouchement prématuré.
Comme l’explique le Pr Louis Muglia, qui a coordonné le versant américain de cette étude, « idéalement, nous aimerions pouvoir prédire quelles femmes présentent le plus grand risque de naissance avant terme et être capables de la prévenir. Cela aurait un réel impact sur la mortalité infantile et les complications à long-terme qui peuvent affecter les enfants nés prématurément ». Le spécialiste rappelle néanmoins que des facteurs étrangers à la génétique interviennent dans le processus de naissance prématurée.

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