Mal de tête et migraine : les enfants aussi

Dernière mise à jour: janvier 2022

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Lorsqu’un enfant se plaint d’avoir mal à la tête, on se demande souvent s’il ne s’agit pas d’un prétexte pour ne pas aller à l’école. Mais lorsque ses plaintes ne cèdent pas avec un peu de paracétamol ou deviennent de plus en plus fréquentes, on s’inquiète et on consulte. 

Les médecins, dans un premier temps, ont souvent du mal à établir un diagnostic : ils mettent ces céphalées sur le compte d’une indigestion, d’une sinusite ou d’un problème ophtalmologique, voire psychologique. Pourtant, il peut bel et bien s’agir de migraines, qui sont encore trop souvent sous-diagnostiquées, ce qui ne fait que retarder une prise en charge qui a pourtant fait ses preuves.

Mal de tête : 5 à 10% des enfants concernés

La migraine de l’enfant est une réalité, dont la prévalence moyenne varie entre 5 et 10% et dont les répercussions affectives, familiales, sociales et scolaires peuvent être considérables. Elle peut débuter dès l’âge de 2 ans. Pour la diagnostiquer, il n’est pas nécessaire que le médecin voie l’enfant en pleine crise. Il lui suffit de procéder à un examen complet (réflexes, tension artérielle) mais surtout à un interrogatoire minutieux.

La demande d’examens complémentaires est recommandée chez les enfants en-dessous de 5 ans, en cas de symptômes orientant vers une hypertension intracrânienne ou si l’examen neurologique est anormal. Le fait qu’une personne de la famille ait été diagnostiquée migraineuse (c’est le cas dans 90% des cas) est déjà pour lui une bonne indication, la migraine étant une maladie impliquant des facteurs génétiques. Il va également chercher à connaître la fréquence des douleurs, leur durée et leurs caractéristiques.

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Ne pas banaliser la souffrance de l’enfant

Une fois le caractère migraineux des céphalées mis en évidence, la priorité est de rassurer l’enfant, en lui expliquant très simplement que ses migraines peuvent avoir une origine génétique et qu’il en a hérité. Il sera rassuré de savoir qu’il est loin d’être un cas isolé et que certains de ses petits camarades sont eux aussi probablement migraineux. Il faut lui rappeler que ce n’est jamais une maladie grave et qu’avec un peu de persévérance, les choses s’arrangeront. Tout en lui montrant que l’on prend en compte sa souffrance.

Le traitement s’appuie sur une double approche thérapeutique associant systématiquement des médicaments (ibuprofène et paracétamol) en traitement de crise et des moyens le plus souvent non pharmacologiques (relaxation thérapeutique, identification des facteurs déclenchants) en traitement de fond. L’essentiel est de ne pas tomber dans l’écueil qui serait de croire que la migraine est une maladie psychologique, même s’il arrive que des facteurs psychologiques déclenchent les crises. Cette vision réductrice est dangereuse car elle peut retarder une bonne prise en charge et rendre, à tort, l’enfant responsable de ses crises. 

La bonne nouvelle ? Deux enfants sur trois voient leurs symptômes s’atténuer, voire disparaître vers 15-20 ans. Les autres continueront à avoir des crises mais ils sauront les gérer. Elles auront donc un impact beaucoup moindre que sur un adulte qui se découvre migraineux. 

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Migraine de l'enfant : Qui faut-il consulter ?

Un généraliste, un pédiatre ou un neurologue, à condition qu’ils soient familiarisés avec cette pathologie. De nombreux médecins ne le sont pas encore suffisamment car on a longtemps cru que les enfants ne pouvaient pas avoir de migraine. Ensuite, l’enfant peut être amené à consulter un psychologue qui va lui transmettre des techniques d’autorelaxation, d’autohypnose... Il est en effet essentiel d’aider l’enfant à gérer son anxiété, qui est un facteur favorisant.

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Sources :
migraine-enfant.org
chirecpro.be

auteur : Aurélia Dubuc - journaliste santé
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