Témoignage sur la migraine : chez le neurologue

Dernière mise à jour: octobre 2021
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témoignage Suite à notre dernier article sur la prise en charge de la migraine, nous avons reçu le témoignage d'une de nos lectrices.

Si vous souhaitez raconter votre propre histoire en réponse à l'un de nos articles, vous pouvez nous envoyer un e-mail à l'adresse suivante : redaction@passionsante.be

« Je souffre de migraines depuis mon enfance, bien que mes maux de tête n'aient jamais été décrits comme tels. Ce n'est que lorsque mes crises ont été accompagnées d'auras, bien des années plus tard, que le mot migraine a été mentionné pour la première fois et que j'en ai parlé à mon médecin. On m'a prescrit des médicaments, mais ils ne visaient pas à réduire les crises, seulement à atténuer les symptômes. Et même cela n'a pas toujours fonctionné.

Je n'arrivais pas à croire que ce n'était pas plus grave

Plusieurs années plus tard, lorsqu'il s'est avéré que vieillir ne réduisait pas mes migraines (comme je l'avais espéré), mon médecin généraliste m'a adressée à un neurologue. Je me souviens avoir pensé que c'était très exagéré. Le spécialiste avait probablement mieux à faire que de prescrire des pilules à des personnes souffrant de maux de tête. Sauver les personnes atteintes de tumeurs au cerveau, par exemple. Pour être honnête, c'est la peur de cette dernière qui m'a finalement conduite chez le neurologue : je voulais qu'on m'examine la tête. Quelques semaines après la dernière visite chez le généraliste, j'ai eu une nouvelle crise massive et je n'arrivais pas à croire qu'il n'y avait rien de plus grave dans ma tête. Ça ne peut pas être juste une migraine. J'avais donc le droit de voir ce neurologue.

Et c'est ainsi qu'il y a quelques années, je me suis retrouvée branchée à un moniteur, avec toutes sortes de ventouses sur la tête. Pour faire court : ma tête était en bon état, aucune tumeur n'a été trouvée. Le neurologue m'a donc demandé de lui parler de mes maux de tête. Je lui ai raconté toute l'histoire : les auras, les médicaments, le lien entre tout cela et ma douleur au cou, le fait que je n'y voyais aucune cause... et aussi à quel point j'étais fatiguée et abattue. Dites-moi quelle pilule je dois prendre la prochaine fois que j'ai une crise. Merci et au revoir.

Le nouveau médicament a fonctionné

Mais non. Le neurologue a trouvé une solution surprenante et a expliqué qu'il n'y avait aucune raison de continuer à vivre avec la migraine, qu'il existait des médicaments préventifs. Je le savais, mais je ne savais pas que j'y aurais droit. J'ai supposé qu'il fallait avoir environ cinq crises par semaine pour se voir prescrire des médicaments préventifs. Je n'avais pas tout à fait tort ; certains médicaments ne sont en effet réservés qu'aux patients dont les plaintes sont extrêmes. Mais cela ne signifie pas qu'il n'existe pas de solutions préventives pour les autres migraineux.

Entre-temps, deux années et un certain nombre de visites chez le neurologue se sont écoulées. Sur ses conseils, j'ai essayé plusieurs médicaments pendant cette période. Rien n'a fonctionné pendant deux ans. Cela me frustrait énormément, mais après chaque consultation, j'avais un nouvel espoir. Comme en juin dernier. Cette fois, le nouveau médicament a fonctionné. Pendant trois mois, je n'ai eu que des crises légères sporadiques. Ces dernières semaines, elles sont un peu revenues, mais je ne panique pas trop vite car je trouve toujours la différence d'intensité remarquable.

La migraine est plus qu'un simple mal de tête

Je n'ai pas l'intention, avec ce témoignage, d'encourager quelqu'un à consulter un neurologue. Je ne suis pas non plus sponsorisée par l'industrie des pilules. Ne prenez donc pas la peine de contacter la rédaction pour demander de quel médicament je parle.

Ce que je veux dire, c'est que la migraine est bien plus qu'un simple mal de tête. Si vous souffrez d'un mal de dos persistant, vous allez également consulter un médecin spécialisé dans le mal de dos et il vous aide à chercher des médicaments pour vous soulager de cette douleur. Vous et votre tête méritez la même chose. »

auteur : Annemie Vandeweerdt - journaliste santé
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