Maladie d’Alzheimer : quels symptômes dans la forme précoce ?

Dernière mise à jour: août 2021
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news La maladie d’Alzheimer affecte en grande majorité des personnes âgées. Cependant, des formes précoces peuvent survenir, et les symptômes sont alors relativement atypiques. Il est important de les identifier pour pouvoir intervenir tôt.

La maladie d’Alzheimer survient le plus souvent après l’âge de 65 ans, et son incidence augmente ensuite progressivement. Mais des personnes plus jeunes peuvent en souffrir, et on parle alors de forme précoce. Dans ce cas, le déclin est habituellement plus rapide que dans la forme classique, sachant que la maladie est souvent diagnostiquée plus tardivement. Ce délai s’explique en grande partie par la difficulté à identifier spécifiquement les symptômes.

Une équipe française (université Paris-Saclay) a analysé le parcours médical de patients Alzheimer précoce (< 63 ans) par rapport à des patients plus âgés (> 65 ans), ainsi que des personnes dans ces tranches d’âge et ne souffrant pas de la maladie. On constate d’abord que la plainte cognitive initiale en cas d’Alzheimer précoce se distingue par une moindre prédominance des troubles de la mémoire (38% contre 87% chez les patients plus âgés) et par une plus grande fréquence d’un syndrome non amnésique atypique (traitement de l’information, comportement, langage, capacités visuo-spatiales).

Confusion avec le burn out

Dans un tiers des cas, ces symptômes sont identifiés - à tort donc - comme le reflet d’un burn out (ou apparenté), et une proportion significative des patients (26%) est alors renvoyée vers une prise en charge psychologique. On constate aussi que lorsque le diagnostic d’Alzheimer est finalement posé, le stade de sévérité est plus avancé chez les patients plus jeunes, encore qu’avec un taux plus faible d’anosognosie (prise de conscience absente ou amoindrie de la maladie).

Pourquoi ces différences ? Les chercheurs indiquent qu’elles s’expliquent par une localisation distincte des lésions cérébrales. Dans la forme précoce, elles affectent de manière prédominante le cortex (ou carrefour) temporo-pariétal, avec une atteinte limitée de l’hippocampe. Dans la forme plus classique, elles se traduisent par une forte atrophie du lobe temporal médian, qui joue un rôle crucial dans la mémoire.

En tout cas, ces « symptômes atypiques » devraient aiguiser l’attention des médecins afin qu’ils ne passent pas à côté du bon diagnostic, si essentiel pour une prise en charge rapide. Le diagnostic d’Alzheimer peut être confirmé par l’analyse des biomarqueurs du liquide cérébrospinal (céphalo-rachidien) ou en identifiant par PET scan les dépôts dans le cerveau des protéines bêta-amyloïde et tau.

Voir aussi l'article : Alzheimer : des signes dans le cerveau dès 40 ans

Source: Alzheimer’s Research & Therapy (https://alzres.biomedcentra)
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